vendredi, mars 31, 2006

L'appel du gouffre : Partie II

« Et regarde ce que tu as fait »dit finalement le chauffeur dans un souffle las sans détourner le regards de la route qui défilait à présent dans une allée sombre bordée de platanes. Il se recroquevilla un peu plus sur lui même, évidemment cet échec avait été de trop en une sens il n’avais pas pu le supporté et avait préféré s’enfuir à travers le froid de la nuit.Il avait envie de hurler, de lui crier que ce n’étais pas sa faute mais il ne parvint qu’a laisser échapper dans un murmure inaudible « Qu’est ce que j’aurais pu faire ?… ». Il vit la main les yeux du conducteur passer sur lui et se froncer pendant qu’il étendait sa main sur le levier de vitesse, dans un soubresaut le car accéléra. « Crois-tu que tu ais pris la bonne décision quoi qu’il en soit ? ».Ces questions le dérangeait…Evidemment qu’il n’avais pas fait le bon choix mais pour lui plus rien n’avais d’importance à présent, son corps se remit à bouillonner comme s’il essayait de résister au froid qui l’engourdissait dangereusement, il sentait qu’il fourmillait de rage, celle qui lui avait manqué, celle que la mélancolie avait réussi à annihiler. Le conducteur repris de sa même voix chaude et monocorde « Tu n’es qu’un idiot, tu sais qu’elle t’aimais elle aussi ? ». Ses questions n’attendaient pas de réponses, il eu le sentiment qu’elles servaient juste à provoquer le sentiment de colère froide qu’il sentait monter en lui à chaque fois que les paroles de cet homme le confrontaient à la réalité. Il tenta de se rassoir correctement sur son siège mais il ne parvint pas à étendre ses jambes au maximum et laissa échapper un petit cri de douleur. Il fut surpris par sa propre voix qui lui sembla plus rauque et caverneuse qu’a l’accoutumée, il s’assit pourtant, les bras toujours croisés sur sa poitrine et les articulations douloureuses, le froid lui donnait la sensation qu’elles se briseraient si il tentait à nouveaux de faire un effort comme celui là. La douleur lui avait rappelé qu’il était en vie malgré tout. Un sourire passa sur le visage du conducteur, il remarqua que ces yeux étaient d’un bleu d’une profondeur surréaliste, il ne l’avait pas remarqué avant, pendant quelques longues minutes il fut hypnotisé, un dos d’âne lui fit soudain prendre conscience que le froid commençait à l’engourdir de nouveau, il remarqua que le car filait à travers la nuit à une vitesse telle que les arbres semblaient se fondre en une masse informe et former un mur infranchissable. Le sourire ne s’était pas effacé du visage du conducteur mais s’était métamorphosé en un rictus qui semblait mêler compassion et moqueries. Il pensa qu’il voulait l’apaiser, ou alors qu’il se délectait des expressions qu’il laissait transparaître sur son visage. « Souviens toi de la chaleur de ses baisers » lui dit il alors, il lui semblait avoir décelé une pointe d’amusement dans sa voix, mais son regards d’une profondeur surréaliste pesait toujours sur lui. Il se souvint alors, une déchirure se produisit dans son cœur, tout au fond de lui il sentit son corps s’emplir d’une essence nouvelle, la douleur avait pris une autre forme, il décroisa les bras et agrippa ses cheveux de ses mains calleuses que le froid avait durci. Cette fois la douleur parvint à mettre le feu à la substance nouvelle de son corps et alluma une lumière vacillante dans ses yeux rougis. Comme si le sang affluait de nouveau dans toutes les parties de son corps, il sentit son cerveau s’agiter d’un sursaut, « qu’est ce que je fais ici ? ».Il avait pensé à haute voix. La voix qui lui répondit lui paru venue d’outre-tombe « Tu commence à prendre conscience, peut être te pardonnera-t-elle... » lui répondit-elle. A présent que la vie avait violemment possession de lui le froid qui le transperçait de part en part déchirait chaque pores de sa peau d’une façon insupportable. Il se releva. Il pris son visage dans ses mains, ses jambes semblaient ne pas avoir la force de le soutenir ses articulations semblaient grincer à chacun des tremblement qui agitaient son corps gelé. Au moment ou il cru qu’il allait succomber et se laisser tomber de nouveaux sur son siège, il sentit l’odeur de son parfum sur ses mains. Il fallait qu’il la retrouve, qu’il se batte, il posa le pied dans l’allée centrale, chaque mouvement lui coutait des souffrances déchirantes, il remarqua qu’une brume blanchâtre avait commencé à flotter dans le car, une poussière qui ne se déposait sur rien, le chauffeur était presque entièrement dissimulé à l’intérieur de ses volutes et semblait perdre consistance. Au dehors la lune elle aussi parraissait s’être ravivée et diffusait une lumière crue qui se réfléchissait sur la route et l’aveuglait, il mit sa main pour se proteger de la lumière. Il parcouru les quelques mètres qui le séparait des escaliers et se retrouva de nouveau tout près du chauffeur, à travers les méandres de fumée nacrée qui semblait émaner de lui il ne pu distinguer que deux yeux bleu le fixant gravement. La main du conducteur émergea des profondeurs et un doigt fin appuya sur le bouton de l’ouverture des portes. Un vent glacial pénétra dans le car. « Tu peux t’en aller, elle t’attends ». Il vit alors qu’un sang rouge s’étais mis à couler le long de son avant bras bleui par le froid. La lumière crue venait de révéler les cicatrices qui striaient le bas de son poignet. Un cri déchira l’espace « SORS ! », il lui fit le même effet qu’un coup de poing, son pied chercha la marche de l’escalier mais il ne trouva que du vide, lentement il bascula, il ne parvins qu’a s’accrocher au regards bleu qui le fixais toujours. A présent tout était blanc autour de lui, le froid le mordait toujours mais à présent il savais que tout irais bien. Les deux yeux bleu le fixaient toujours, dans un flash aveuglant il ferma les yeux soufflant la flamme qui les habitait.

Quand il les rouvris, le même regards le fixait toujours, un visage angélique les accompagnaient. Il sentit des larmes couler sur ses joues laissant un gout salé sur ses lèvres. Il s’aperçut qu’il ne sagissait pas des sienne, deux mains posées sur ses tempes l’envellopait d’une chaleur apaisante. Un sourire se dessina sur ses lèvres.

lundi, mars 20, 2006

L'appel du gouffre : Partie I

Encore une page noire, je devais écrire pour remonter le moral mais il faut croire que les méandres de mon esprit son bien trop sombres pour que je puisse en tirer autre chose qu'une histoire comme celle ci:

Il sortit de chez lui, en claquant la porte il réajusta le col de son manteau, une bourasque de vent le fit pester contre e débris dont tout les boutons avaient fini par tomber. l'air frais qui soufflait sur son visage n'arrivait cependant pas à calmer le bouillonnement de son corps, la colère froide qui s'emparait de lui de plus en plus souvent finnissait par lui coller à la peau. Pourtant tout allait bien, tout devait bien aller maintenant. "une de perdue, dix de retrouvée" se surpris il a penser, puis, alors que le crissement de ses pas sur le gravier l'accompagnait jusqu'a la porte de son jardin il se mit silencieusement à pleurer. Arrivée dans la rue, il fut surpris par la lumiere que diffusaient les lampadaires, l'éclairement de cette rue déserte par une nuit d'hivers comme celle là donnait un sentiment d'être dans une ville fantôme. D'un revers de manche il essuya ses joues et se mit à déambuler dans les rues. Pourquoi réagissait il toujours ainsi, alors même qu'il commençait à entrevoir une lueur de paradis il fallait qu'il se jette délibérément au fond du gouffre. Ses pas l'avaient mené jusqu'a l'ancien arrêt de car, il s'assit. L'intensité de la colère qu'il éprouvait contre lui n'avait pas faibli d'un seul pouce, mais cela n'avait plus d'importance maintenant que cette histoire était finie. Il sorti une cigarette de la poche de son manteau de cuir et l'alluma essuyant au passage les dernieres gouttes qui finnissaient de perler des ses yeux rougis. La fumée s'élevait de la clope qui se consumait lentement, le froid semblait se faire de plus en plus intense de minutes en minutes. Ce soir là, un brouillard flottait comme pour parfaire le décor horrifique de cette ville fantôme. Soudain, le calme surréaliste fut rompu par un ronronnement lointain, ce bruit lui paru familier, cependant le déluge d'émotions qui s'abattait encore sur lui l'empêchait de se rappeler ce dont il sagissait. Au bout de quelques minutes, le ronronnement commença à s'amplifier, du font de son abris en bois il se leva pour voir de quoi il sagissait. La rue était toujours déserte mais désormais il se rappelait quel était ce bruit, il l'avait entendu encore pas plus tards que ce matin alors qu'il attendait au même endroit. Machinalement il jeta ce qui lui restait de cigarette dans un des buissons de l'autre coté du muret qui bordait la route, "c'est du gachis"pensa il "mais jamais je pourrais rentrer dans le car une clope à la bouche"alors que le mastodonte de métal commençait à ralentir devant lui. Dans le bruit de dépressurisation qu'il connaissait si bien. Le froid à présent lui mordait le visage, il pénetra à l'intérieur du car en quête de chaleur. Le fait de monter dans se car comme il l'avait déja fait des centaines de fois lui parut naturel, l'heure tardive et ce froid qui commençait à faire bleuir ses mains l'empêchait de se poser des questions. Alors qu'il posait son pied sur la premiere marche, les lumières de la rue commencèrent a diminuer en puissance puis s'éteignirent, il avait gravi les quelques marches et il se rendit compte que le car était entièrement plongé dans l'obscurité, il se trouvait à quelques centimètres du chauffeur, il releva la tête mais le conducteur semblait se désintéresser de lui, c'était le même que d'habitude et son regards restait fixé sur la route. D'un geste calculé il appuya sur le bouton de fermeture des portes. Il choisit de s'assoir sur le siège de devant, le car était entièrement vide, il avait besoin de parler, peut être qu'il arriverai à trouver un réconfort dans la conversation de cet homme. Il s'assit, le car se mit lentement à rouler. Il se remir soudain à penser à elle, et ses yeux redevinrent brillant. Il se remémorait la chaleur de ses baisers et le pouvoir de son étreinte, toutes ses défenses étaient brisées, il lui semblait que sa vie s'était éteinte petit à petit au moment ou il avait appris la nouvelle. Le même froid régnait aussi à l'intérieur du car et il rabbatit ses jambes contre sa poitrine pour essayer de garder le peu de chaleur corporelle qui lui retait, ses mains avaient entièrement viré a bleue et il vit dans le reflet de la vitre qu'il en était de même pour ses lèvres,"j'aurais aimé l'embraser une dernière fois" regretta il... Le froid engourdissait son corps mais une larme chaude coula le long de sa joue comme pour lui rappeller que toute la vitalité n'avait pas encore quitté son corps. Dans le rétroviseur, il remarqua que les yeux du chauffeur étaient fixés sur lui, "Que c'est il passé?" lui demanda il,d'une voie chaude, brisant le silence qui comme le froid pesait sur lui. Ce qui n'allait pas? La jalousie l'avait détruit, il n'avait pas été capable de tenir le coup, submergé il avait préféré abandonner, renoncer à tout au moment ou tout aurait pu s'arranger pour lui, il avait envie de dire tout ce qui lui pesait sur le coeur mais les mots "je l'aimai..." sortirent de sa bouche. Le chauffeur fixait désormais la route...

La fin viendra plus tards car il commence à se faire tards...Bonne nuit!

PS: Je voulais juste préciser que ça fesait longtemps que je m'était jamais senti aussi bien, comme ne le montrent pas du tout les quelques lignes que j'ai écrites plus haut, j'avais juste enie de me mettre a écrire cette histoire qui me pesait sur le coeur depuis trop longtemps déja, sur ce bonne nuit et à demain ;).