Je t'aime

Un moment parfait pour se laisser porter par le courant des sentiments qui me traversent la tête. Des fois j'aurais préféré me crever les yeux plutot que de lire certaines choses, m'injecter des flots décibels dans les tympans plutot que d'entendre certains mots. Les mots...c'est ce qui peut faire le plus mal, ouvrir des plaies bien plus profondes que n'importe quelle lame, déchirer des mois de persévérance, brûler un coeur, e rendre chaud comme la braise quelques minutes, quelques secondes... et le laisser, consumé, froid et sec. Il y à des soir comme ça ou trop de choses ont besoin de s'exprimer en même temps, ou on voudrait être quelqu'un d'autre, aimer, ne plus aimer, être plus vieux, plus jeune, deux semaines plus tards...un an plus tot. Est ce qu'on peut aimer et détester à la fois?
J'ai envie de crier ce soir, de me laisser bercer par la musique, de me séparer de mon envellope corporelle et de me retrouver en tête à tête avec l'âme de certaines personnes, percer leur défenses et voir ce qu'il y à de bon en chacun ou me nourrir de leur mauvais coté.
Si j'écrivais une histoire? Romancée, une vision alternative, des morceaux de vies volés mis en harmonie afin de voir si je peux faire éprouver une part des sentiments que je ressens à d'autres personnes, si nous sommes comme nous sommes c'est une accumulation de tout ce que l'on à pu vivre au cours de notre vie, j'ai envie d'essayer d'écrire quelque chose qui soit une partie de moi, une partie des autres, une partie des gens que j'ai pu rencontrer...Je vous présente...
"Jules!"
Ma porte s'ouvre à la volée, je dors encore à moitié, quelqu'un à la stature imposante se dirige vers moi et sans que je ne puisse avoir le temps de me rapeller ou je suis je sens la chaleur d'une gifle violente sur ma joue. Je me dis que ça va faire mal avant même de ressentir quoi que ce soit. L'adrénaline monte soudain et je roule sur le coté, fait une chute du lit et me retrouve au pieds de cet homme, je reconnais mon père... Que ce passe-t-il? je suis à terre et je sens d'autres coups pleuvoir sur moi.
"La prochaine fois que tu t'avise de frapper Corrine ce sera bien pire!"
Il m'a attrappé par les cheveux et me crie dans les oreilles, à présent je suis entierement réveillé, mais je ne comprends pas plus, la douleur me fait verser quelques larmes et j'essaie de bredouiller que je ne comprends pas, que je suis désolé, que je ne le referais plus, tout pour pouvoir avoir le temps de réfléchir et tenter de discuter, mais je n'ai pas parlé depuis trop d'heures et ma voix déconne, j'ai l'impression qu'il ne me comprends pas. Je tourne la tête, le regarde dans les yeux, je reçoit une autre gifle et mes yeux se ferment...
"Jules!!"
J'ouvre les yeux pour de bon cette fois, mais c'est d'autres yeux qui me regardent, je n'ai aucune idée d'ou je suis , je me releve brusquement. Ma joue me chauffe je découvre l'envirronnement qui m'entoure.
"Ah bah enfin, j'ai cru que t'étais mort"Me dis vincent en riant, " Remarque c'est pas passé loin hier t'étais pas super"
Je me dis que ce n'étais qu'un rêve, je m'assoit sur le lit ou j'ai dormi, je regarde...Ah le canapé. Je m'aperçoit aussi que j'ai un mal de tête affreux. La mémoire me revient petit à petit, la fête, les fous rires, la piscine, le ruhm coco. Alors que je fais un effort pour savoir ou je suis Vincent reprends:
"M'en veux pas mais j'ai tapé un peu fort tu me fesais peur t'as du faire un cauchemard. Bon je te laisse jvais faire du café, les autres sont réveillés, je crois qu'on à des choses à te raconter, t'en veux?"
Moi je suis assis sur le canapé et je regarde par terre, je réponds un vague "oui" et je me lève. J'entends des rires qui s'échappent de la cuisine à priori. Je regarde les portes du couloir et fait un effort de quelques secondes pour me rappeller laquelle conduit à la salle de bain. Celle du milieu, je la pousse et referme la porte derriere moi. Je me regarde dans la glace et m'aperçoit que j'ai piètre allure, je suis assez pâle et j'ai les yeux de la personne qui à bu beaucoup trop de malibu, j'ouvre le robinet d'eau froide et m'en passe sur le visage. Petit à petit des sensations me reviennent, j'ai mal au bide et probablement de l'alcool dans le sang, l'eau froide me fait un peu de bien, je referme le robinet et quitte la piece. Je n'ai pas vraiment envie de voir les autres mais ce que m'a dit Vincent m'intrigue, des choses à me dire? Si je me souviens bien j'ai trop bu, je suis allé me coucher et j'ai dormi sur ce canapé, fin de l'histoire.Le cauchemard que j'ai fait me reviens aussi en tête, cette histoire s'est vraiment passée, Corrine était la femme de ménage, je la haissait et j'avais éprouvé un certain plaisir à lui envoyer mon talon dans la joue quand elle avait tenté de me frapper avec son chausson pour je ne sais quelle histoire d'engeulade avec mon frère. Renvoyée deux semaines plus tards elle se servait dans la caisse de mon père, j'avais eu droit à des excuses, pourquoi j'avais rêvé de ça... Je rentre dans la cuisine, tout le monde est la, des têtes de déterrés, d'autres souriantes, le simple fait de voir la nourriture que les plus vaillants ingurgitent me donne la nausée. Maximilien vide de l'eau sur la table et passe l'éponge dessus.
"Qu'est ce qui c'est passé ici?"Dis-je en regardant la table?
Maximilien avec un petit sourire me lance l'éponge et me dit avec un petit sourire:
"Commence à laver, on va t'expliquer"
Dans la voiture du retour je ne sens pas le temps passer, je me concentre pour essayer de deumeurer droit, controler mon intestin qui pour me punir tente de refaire passer dans l'autre sens ce qui le tourmente. Je m'aperçoit que Adrien, la personne qui me ramene c'est retourné et me regarde avec un grand sourire, quand je lève les yeux il se met à rire, probablement parce que la lutte contre le sommeil que je suis en train de mener doit être difficile à cacher. Moi aussi je ris de bon coeur et me met à regarder la route qui défile.
"Qui c'est qui à vomi sur la table?"
"C'est toi abruti!"
"Tres drôle..."
Pfff j'ai vraiment trop bu, cette fois j'ai passé la deadline, on m'a passé sous la douche, j'ai zombifié dans toute la maison et vomi sur une table... Et le pire c'est que ça à été bon de pouvoir en rire tous ensembles. Ma premiere cuite restera dans les anales au moins! Adrien ce marre toujours. J'aimerais bien pouvoir lui dire d'aller se faire foutre en riant un bon coup aussi mais son père conduit, je ne sais pas ce qu'il sait de la fête et préfère m'abstenir. Je me concentre sur la route qui défile.
Puis c'est des rails que je vois, je descend de wagon et je me retrouve dans mon village natal. Je m'assoit quelques minutes sur les marches devant la grande batisse de la SNCF. Elle à été murée quelques mois plus tôt, le guichet à disparu remplacé par une machine. Je sens une violente remontée, je me lève et cours jusqu'au buisson le plus proche pour vomir ce qui restait au fond de mes entrailles. Ca fera quelque chose de plus à raconter demain je pense.
Je me dirige vers ma maison, je ne suis pas tout frais, je mache un chewing-gum qui restait dans une poche de mon manteau de cuir. Faudra que je pense à changer cette loque. Mon plan est de rentrer le plus vite possible de me changer apres avoir pris une bonne douche et de tenter de avr sommairement mes vêtements impréniés d'un mélange de porto, malibu,clope et de... enfin voila... Rien que le fait d'y penser me redonne la nausée mais cette fois je suis bien vide. Je ne fume pas, le fait de voir ma mère à deux paquets par jour suffit à m'en dissuader. Je remarque que les voitures de mes parents ne sont pas la, j'ai de la chance je rentre, monte deux à deux les marches du grand escalier de bois ou je croise mon frere qui me jette un regards de travers. Je sais qu'il racontera à mes parents dans quel état il m'a vu mais ça n'a pas vraiment d'importance, mes parents s'en foutent.
Je me douche et vais m'allonger dans mon lit, encore goutant, je m'enroule dans ma couette lis 10: 00 sur le cadran de mon réveil et sombre dans un sommeil sans rêves qui sera sans doute interrompu par un appel à table quelques heures plus tards.
21 heures. Je n'ai rien pu avaler au repas, je suis assis sur la balançoire du jardin avec mon téléphone dans la main, un vieux modele qui se ferme avec un clapet. J'ai vu le même à la télé dans 24h chrono, j'en suis fier.
"Comment c'est passé ta soirée? t'as pas beaucoup dormi je vois" m'avais dit mon père
"Non,non..." Je réponds assez désagréablement, je suis écoeuré par l'odeur qui se dégage des plats qui me font face, je suis sur qu'il veulent m'agresser. J'entends leur voix dire : "Essaie de me manger et je reprends le chemin en sens inverse direct"
"Jules?"Je suis sorti de mes pensées par mon père qui attends la réponse à une de ces questions, que je n'ai pas entendue évidemment.
"Quoi?..."
" Je te demandais si vous aviez bien bossé?"
"Pfff très drole... J'ai fait mes devoirs"C'est faux, je ment évidemment, je mens, il ne me croit pas et il à raison mais maintenant je préfererais mourrir plutot que d'admettre que je n'ai rien foutu du week end,j'ai dit que j'avais bossé et c'est donc devenu une réalité dans mon esprit.
"C'est ça... C'est marrant mais je te vois jamais bosser, les autres ont du boulot mais toi non!" Reprends ma mère.
Je ne dis rien, je me contente d'attendre que le ton monte un peu pour avoir l'excuse de sortir de table. L'occasion se présente comme toujours.
"Tu peux faire l'autruche mais tu sais personne t'attends, si tu bosse pas tu vas devenir clochard, tu sais les petits chinois ils attendent qu'une chose c'est prendre ta place parce que eux ils en veulent..."
Je hausse la voix.
"C'est bon, je m'en fout je te dis que j'ai bossé, c'est que j'ai bossé, tu bossais tu m'as pas vu c'est tout, j'ai fait ce que j'avais à faire cette apres midi!"
"Oui c'est ça..."
S'en est trop, ils ne me croient pas, ils ont raison, mais je me dit que comme ils n'ont aucune preuve ils devraient me laisser le bénéfice du doute... Je quitte la table mon couvert à la main.
Je m'aperçoit que j'ai bloqué sur le lustre de la salle à manger que je vois par la fenêtre, ma main vibre et j'ouvre le clapet de mon téléphone d'un mouvement que l'on pourrait qualifier d'esthétiquement classe. Personne ne me regarde mais ça fait tout de même plaisir. C'est JC un de mes meilleurs potes depuis peu, on s'appelle souvent les soirs, il à illimité chez Orange et comme on s'entends bien et qu'on est tout les deux des célibataires sans grande expérience de l'amour on passe des grands moment au téléphone à parler de la fille qui nous à regardé cette apres midi, de la certitude qu'on à que l'on va bientot sortir avec elle, ou elle...Deux Jean Claude Dus en somme.
"Ca va ma bête?"
"héhé ouai j'ai un peu d'alcool dans le sang encore, envie de vomir quelques suc gastriques mais sinon ça va" je lui réponds
"C'est les aléas de l'alcool"
Je sais qu'il est moins calé que moi maintenant que j'ai pris une vrai cuite et je me met à lui raconter en détail ma soirée. Les regards que je jetais en coin à Laura, la fille que j'aime en "secret" (Certains amis le savent) depuis plus d'un an, au premier regards j'ai su que j'avais craqué, c'est ce qui m'a motivé tout les matins pour aller au lycée, la voir, les jours ou je ne la voyais pas je rentrait chez moi la mort dans l'âme je remplissait mes cours de français de petit dessins, l'air absent je dessinait, laissant aller ma main dans des cercles concentiques qui se sont transformées en formes pointues, aiguisées comme la pointe d'un compas, hier à la soirée je l'avais dévorée du regards, elle était restée un peu à l'écart et partie tot, j'avais commencé à boire.
Je lui racontait la soirée commençant par les moment ou j'ai croisé son regards, les moment ou j'étais sur qu'elle aussi m'aimait en secret.
La discussion suis son court et pars rapidement dans des délires divers et variés, sans savoir ni comment ni pourquoi on en est arrivé à manger le chien du voisin ou détruire la lune avec une barquette de frite.
La discussion s'achève, je reste encore un peu dehors histoire de profiter de la chaleur qui reste encore dans l'air, la chaleur toute nouvelle d'un mois de Mai qui s'achève.
En marchant dans le jardin je trouve le rateau de ma mère à demi enfoncé dans la terre, en ce moment le jardinage est son hobby, dans quelques semaines ce sera le téléachat ou encore la broderie... Je déclipse le bout du râteau et je me retrouve avec un baton dans les mains, ça fait longtemps que je ne me suis pas entraîné à faire des moulinets avec, à me battre contre des ennemis invisibles et je me met à le faire tournoyer entre mes mains.
C'est avec une vive douleur dans l'épaule que je rejoint mon lit, j'ai encore sommeil malgré le fait que je n'ai du rester éveillé que six heures environ.
Je me couche avec l'image de Laura dans la tête en me disant que demain, c'est décidé je lui dit que je l'aime...Comme tout les soirs...
J'arrive au lycée en avance ce matin, le car à été plus rapide que d'habitude et je repère Rudolf surement mon meilleur ami, le gars que j'admire le plus dans ce foutu lycée. Il est un peu plus baraqué que moi, les cheveux un peu bizarres, un type un peu rustre avec un coeur en or que l'on ne peut pas déstabiliser, un type qui dans une soirée entre potes récupère une bouteille de Vodka une bouteille de pomme des chipsters et va se poser dehors avec nous pour boire et rire, un type que j'admire parce que rien ne semble l'affecter, une rupture, il est remis le lendemain et en rit, il demande:
"non?"
"Pas grave"
Et la semaine prochaine ce sera une autre. Moi j'arrive à peine à parler avec une fille qui est dans ma classe, je veux devenir, paraitre comme lui et j'essaie de m'impregner de sa force de caractère. Quelques poignées de mains chaleureuses comme le font les mecs en section technique et je me retrouve à dire n'importe quoi avec eux. Avec Rudolf on s'écarte un peu, parle de la soirée, je lui raconte sommairement, il se marre quand je lui parle de Laura.
"T'aurais du tenter, tu vas la voir, tu lui demande si elle veux sortir avec toi, si elle est pas d'accords tu la fais boire et la chope contre un mur"
"Je suis pas sur que ce soit permis par la loi mec !"
Nous rions franchement à ces petits délires completements inutiles. Mais tellement bon pour se réveiller de bon matin avant deux heures de TP de chimie pour ma part et deux heures de Français pour la sienne.
Et puis je la voie, elle monte le long du petit chemin de gravier qui mène au lycée. Je regarde ses cheveux, ses yeux, la pâleur de son visage, son corps. J'ai envie de la prendre dans mes bras, de l'embrasser et puis mourrir, voir le temps s'étendre à l'infini dans le creux de ses bras. Les yeux cerclés de noir, un colier, elle m'a vu, en passant elle me fait rapidement la bise et l'adrénaline monte, mon coeur se décroche, elle dit aussi bonjour à Rudolf au passage et s'en vas en montant l'escalier, la Physique-Chimie est au 3eme elle va surement attendre devant la salle. Rudolf se marre en me regardant.
"Mais putain tu vas bien faire quelque chose un de ces 4, t'es dans la même classe qu'elle!"
"Ouai, j'vais aller la voir, sérieusement j'vais parler avec elle!"
"Le nombres de fois que t'as dit ça..."
"Nan franchement je vais lui parler, ce soir je la racompagne!"
"Je demande à voir!"
Sur ce je lui dit qu'on se reverra à la pause de 10heures, je vais monter, aller refaire la soirée du Samedi avec les gars de ma classe. C'est ce qui se passe et quand j'ai quelques secondes de libres je jette un oeil sur Laura qui parle avec une amie en me demandant si j'aurais la force de lui parler.
"Bon allez à la prochaine, merci de m'avoir racompagnée"
"De rien, tu sais, j'ai des choses à faire en ville je prends le bus de 6 heures et je dois aller à Alto Bernard pour voir un pote à la sortie des cours"
C'est totalement faux mais j'essaie le fait de justifier malhadroitement le fait de l'avoir racompagnée durant les 5 minutes qui la sépare de son bus.
Je lui ai parlé, je suis sur un nuage, plus rien ne me semble impossible, je la serrerai bientot contre moi, c'est forcé maintenant.
Et puis comme je suis pas loin du lycée dont je lui ai parlé je vais essayé de voir JC, il faut que je raconte à quelqu'un ce qu'il vient de ce passer. Si le bonheur que j'éprouve ne sors pas tour de suite je suis sur que je vais m'enflammer, exploser. Je l'apelle et le rattrape en courant sur la route qui mêne à chez lui.
"J'ai un truc de fou à te dire!"
"Dis toujours..."
Une heure plus tards, je retourne en courant vers mon lycée, je dois être très vite à mon arrèt de car, je pourrais le prendre beaucoup plus près, je sais ou il s'arrete sur la place que je suis en train de traverser, mais je ne l'ai jamais pris là, les gens de mon car commencent à arriver sur cette même place, je n'ai pas envie de me tromper de car ou encore prendre le risque qu'il ne passe pas cette fois. Même si je sais pertinament qu'il s'arrete tout le temps au même endroit je continue à courir, j'ai envie de courrir, essayer de fatiguer mon corps faute de pouvoir fatiguer mon coeur.
A chaque foulée je me répete " je l'aime, je l'aime, je l'aime". Je me sens plus près du but que jamais, indestructible. Ce soir j'apellerais Rudolf pour lui dire qu'il à perdu son pari, j'ai des projets pleins la tête et le coeur sur le point d'exploser.
Elle à la tête baissée, ses longs cheveux noirs cachent son magnifique visage. Elle commence à ralentir le pas et mon coeur accélère... C'est foutu elle va dire non...
"Tu sais, je préfererais qu'on reste ami"
Je tente de remettre les mots en ordre dans ma tête et de vérifier le sens de cette phrase, mais pas de doubles sens. Je voudrais disparaitre à l'instant... J'essaie de plaisanter, je lui dit que je suis désolé d'avoir plombé l'ambiance, mais qu'on continueras à être amis quand même...Mes bras son balants le long de mon corps mais je peux les sentirs serrés autour de mon coeur retenant de toutes les forces dont il sont capable mon coeur, ils l'empêchent de tomber en morceaux. je sais que ce moment va arriver, je choisis d'arrêter d'éprouver des sentiments pour les secondes qui vont venir. Je lui répete encore une fois que ce n'est pas grave, que de toute façon ça ne changera rien. Je suis encore sous le choc. Je lui dit au revoir, attends qu'elle tourne au coin de la rue. Je sais que tout vas retomber d'ici quelques secondes, que le barrage va céder. Je ferme les yeux, je vois les siens et une voix me dit..."cours!". Je cours, je cours et le barage cède, le torrent de larmes m'entrainant dans sa course éfrennée, il coule par mes yeux, par ma bouche, je suis fou, je veux mourrir, rien ne sera plus comme avant,je veux disparaitre, qu'on dise que c'est de sa faute, qu'elle regrette, que tout le monde regrette,que...
Je tombe à genoux devant un immeuble à l'angle de mon lycée, je crache par terre, la haine que j'éprouve, il c'est passé quelque chose, c'est impossible, je l'aime, c'est quelqu'un qui me l'a volée, quelqu'un, cela ne peux pas être de ma faute, j'ai fait ce qu'il fallait. Je me relève difficilement, toujours en larmes, j'ai du mal à respirer. Je m'aperçoit que je ne suis pas devant n'importe quel immeuble...
Quelques minutes plus tards je suis dans le foyer de mon lycée, je trouve Rudolf en train de jouer à la belote avec des amis à lui, en me voyant entrer il me regarde et me dit:
"Alors?"
Je pleure encore toutes les larmes de mon corps, je tremble de rage et de chagrin.
"Oula attends j'arrive"
Il récupere ses affaires et nous partons discuter dehors, l'on se retrouve à mon arret de bus, je lui explique ce qu'il s'est passé, j'ajoute que je sais ce pourquoi elle n'a pas voulu...
"C'est guillaume tu sais?"lui dis-je entre deux sanglots, les dents serrés par la haine "C'est lui qui me l'a volée, il à bien joué son coup, il savait que j'allais lui parler aujourd'hui, souviens toi, elle est allé chez lui à midi!"
"Guillaume, oui je vois qui c'est, tu pense que c'est ça?"
"Ca ce fait pas, c'est un enfoiré, jvais le tuer je te dis, jvais monter et le tuer!" Je commence à avoir les joues irritées et cela accroit encore plus ma haine, ma passion c'est transformée en violence pure, en envie insoutenable de briser les os de quelqu'un, je suis tombé devant le mauvais immeuble...
" Calme toi, t'es sur de ce que tu dis?"
Evidemment, c'est la seule explication possible, il l'a pris à parti, lui à dit que j'allais lui parler et lui à dit de dire non, si cela ce trouve ils sortent ensembles même, je croyais que c'était mon ami.
"J'en suis sur...Y a que ça, c'est un salop...Je le tuerais je te dis!!"
Il a tendu ses deux paumes ouvertes face à moi
"Tape si tu veux, ça te défoulera peut être"
I wish I was special...But Im a creep.
La nuit tombée, seul dans ma chambre, les yeux rougis pas les larmes, la douleur traversant mon coeur de part en part un nouveau but guide ma vie, détruire ce gars, détruire cette crevure, qui m'a volé la femme de ma vie...
Alors j'ai pris un compas, l'ai serré comme si je tenais son cou. Lentement je l'ai enfoncé dans mon bras, juste au dessous du coude et ai tiré dans ma direction, lentement, et la douleur physique à remplacé quelques secondes la douleur mentale. J'ai serré les dents, fermé les yeux et pensé une derniere fois avant de sombrer dans le sommeil...
"Je le tuerais!"
Je savais pas que je pouvais écrire aussi longtemps, si vous prenez autant de plaisir à le lire que j'en ai eu à l'écrire, c'est bon signe. En espérant que vous ne trouverez pas ça trop nombriliste, je raconte une histoire...on va dire!
En espérant que ça vous à plu, j'attends vos commentaires avisés sur mon blog ou par msn. Toute ressemblance avec la réalité serais un immense, immense hasard!Rien à voir vraiment!
Si vous voulez la suite, motivez moi ! ^^
Tchao à tous!

1 Comments:
Moi je sais pas... mais en tout cas Jissé veut la suite.
Tu fais chier mec, sérieusement tu fais chier... j'replonge dans les souvenirs là.
Quand est ce qu'on s'jette une bière finalement ?
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