mercredi, décembre 06, 2006

Je t'aime II


Deuxième volume de ma petite histoire, le premier étant dans le post d'avant.

PS (Mais je le met au début parce que c'est mon blog et que je fais ce que je veux ^^ ) :Quand je met le point final d'un post comme celui qui suit, j'ai l'impression d'être un fou doublé d'un mégalo ^^ Soyez indulgent, En vrai je ne suis pas dépressif ;) il y à juste des choses bizarres qui sortent! Merci et bonne lecture!


Je me suis posé plusieurs questions que j'aurais du me poser plus tôt: Pourquoi certains soirs j'ai une envie irrépréssible d'écrire? Pourquoi la journée je perds toute sensibilitée et pourquoi la nuit tombée mes démons reprennent leurs droits et font voyager mes pensées sur des terrains difficiles...? J'ai trouvé la réponse ce soir, je me suis d'abords dit que je pouvais me lever, aller dans mon lit et me mettre à lire quelques nouvelles (Merci de m'avoir prêté ce livre d'ailleurs, je sais pas si je vais te le rendre en fait ^^ ).

C'est ce que j'allais faire quand j'ai eu la mauvaise idée de faire quelques clics de trop et de me retrouver quelque part entre le paradis et l'enfer...
Pas besoin d'une aiguille, je me pique avec le pointeur de la souris
Mon moteur, ma drogue, ce n'est pas le café, ce n'est pas la clope, c'est la douleur de certains souvenirs... Douleur que je n'éprouve pas en permanence, qui n'existe que quand j'ai envie de la faire réaparaitre, que je m'injecte dans le sang, qui fait ressortir mes sentiments. Un café, une cigarette, un dernier shoot... et les mots me reviennent




Je me réveille, on est samedi, je me lève assez facilement imaginant que la matinée est déja bien consumée. J'ai les yeux qui me piquent, du sang seché sur le bras, j'ai mal, je regarde la blessure que j'ai, je me suis assez bien entaillé..."Quel con..." Une pensée me traverse l'esprit, "et maintenant?" J'aurais préféré dormir éternellement putot que d'avoir à me poser cette question. "Pourquoi je me suis levé?" Le volcan de la veille à laissé la place à une rage froide et une mélancolie latente que je traine à travers les pièces de la maison cherchant âme qui vive. Je suis seul, j'aurais bien aimé montrer, montrer que je souffre, que j'ai envie de tuer, demander conseil... Mais je suis seul, ma "famille" à du partir pour prendre du bon temps sans prendre la peine de me réveiller, j'ai l'habitude. J'essaie de m'occuper mais rien n'y fait, j'erre tel une âme en peine à travers les pieces, m'assied devant la télé, du téléachat, des vieilles sitcoms qui doivent dater d'avant la naissance, des documentaires animaliers...Je me relève, vais voir sur msn qui je peux trouver puis me ravise, je n'ai pas envie de parler, je n'ai envie de rien, sinon de me dire que tout ça n'étais qu'une blague, que mon téléphone m'annonce l'arrivée d'un texto me disant qu'elle m'aime ou que guillaume vient de faire un infarctus...
"Et encore je voudrais pouvoir le tuer de mes propres mains...". Je sais que je n'aurais même pas l'audace de lui adresser la parole, que je ne lui dirais rien, que jamais je ne lui mettrait "mon poing dans la figure". Il sera vite mis au courant que si il ose m'adresser la parole je lui ferais avaler sa langue...
Mes parents rentrent en fin de journée, je n'ai même pas la force d'argumenter quand ma mère me reproche de n'avoir rien foutu de la journée, je monte dans ma chambre. Lundi arrive lentement, je sais que je vais la voir elle, le voir lui... Tout le monde est assez vite au courant de ce qui c'est passé le vendredi, je ne le cache pas, au contraire je suis une victime...Oui c'est ça, je suis une victime d'un complot entre elle et lui. J'en parle longement avec des gens qui me soutiennent, me disent des phrases faciles, des choses que j'ai envie d'entendre.

"Tu sais, peut être que t'es tout simplement trop grand pour elle. Ca lui à fait peur de sortir avec un mec comme toi" Je souris, c'est Rudolf, évidemment qui arrive à me faire sourire avec une belle connerie dont il à le secret.
Je lui réponds "Oui t'as raison c'est surement ça" Quand je raconte ce qui c'est passé on s'étonne, Laura n'est pas une fille très convoité, je suis un mec qui traine avec les gens les plus cools du lycée, c'est impensable qu'elle ait refusée. Ce soutien me surprends assez, le fait que je l'aime en secret était de notoriété commune et c'était rentré dans l'image de mon personnage. Au bout d'un certain moment, les plaisanteries à ce sujet s'étaient fait plus rares mais ce matin il y avait du nouveau.
L'effet de groupe et le sentiment d'être entouré, d'être celui qui s'est fait avoir fait disparaitre la mélancolie, et c'est tremblant de rage que je commence à disséminer les germes de ma vengeance.
"Guillaume, c'est à cause de lui..." Je leur explique tout, je donne en pature un ancien ami considéré comme "un boulet sympathique" à la masse. Ma paranoïa nourrie de deux jours de haine s'exprime d'elle même, je leur dit de la façon la plus crédible possible comment il à réussi à la dissuader de sortir avec moi, comment il avait tout prévu depuis le début, j'en rajoute, je l'entraine dans ma chute. Il y à un coupable et je refuse d'admettre que ce soit moi... Le mois de Juin à été long et dur, je me lève la mort dans l'âme, parsème mon bras de cicatrices au son de sa voix lors des cours, essaie de les cacher le mieu possible, ce n'est pas important. Le fait de voir guillaume en chier est un maigre réconfort, il se retrouve exclu, je lui mène une guerre lache et sans fin, de coups de poignards dans le dos, essaie de prendre appui sur lui pour remonter petit à petit..Cela marche mieu que prévu, j'ai donné à la bête informe l'excuse qui lui manquait pour le hair. Je ne le reverrait que bien plus tards, il partira pour Paris quelques jours avant la fin de l'année scolaire...

Je décide de passer en Terminale S malgré l'avis du conseil défavorable.
Les vacances commencent et au fur et à mesure du temps j'arrive à me reprendre aidé par JC ou encore Rudolf. Je me convainc petit à petit que c'était un coup de foudre basé sur l'attirance que j'avais pour son physique fragile qui fesait ressortir des instincts protecteurs primaires. Je me dis que je n'avais rien à faire avec elle de toute façon que l'on ne se serait pas entendu... Ma mélancolie et mon manque d'affection demeurent cependant ,mais je me remet à regarder autour de moi, je n'ai plus personne en tête et je me met à chercher la fille qui sera différente des autres.

Au lieu de ça, je tombe nez à nez avec Fernando et pascal,respectivement immigrés portugais et italien, collègues de travail, j'ai déniché un boulot d'été dans le batiment...Enfin j'ai été embauché par mon oncle, un travail qui me laisse à bout de souffle les mains cisaillées ou appuyé contre la rambarde d'un monte charges à rêver des heures durants.

Je suis dans le van qui m'emmene vers Tiers, la ville des couteaux, on s'arrête dans la même station service qu'hier et je pense, probabement la même que demain. Je suis coincé entre Fernando et Pascal qui commentent les informations du matin.
"Ah encore une histoire avec ces gris...Jpeux te dire que si il me tombe sous la main celui là..." Je pense "ferme la" mais je me contente de sourire en pensant que j'ai la chance de cotoyer le cliché que tout le monde ce fait du travailleur en bleu de travail. Fernando sort et fait claquer sèchement la portiere, c'est lui qui conduit, toujours, ça doit être mâle dominant du couple. Pascal descend par la porte de droite et je m'engouffre à sa suite pressé de retrouvé l'air frais du matin qui fait défaut au milieu des effluves de mastic et de sueur qui virevoltent à l'intérieur du van. Aujourd'hui moi aussi je prends un café je commence à supporter de moin en moin le fait de me lever à 4 heures du mat pour vivre cet enfer quotidien. Cette boisson noire me répugne d'habitude et je programme la dose de sucre maximale pour noyer le gout. Il l'on bu vite ces salop et je suis obligé de me brûler le palais pour ne pas les faire attendre, une partie de moi me dis qu'il l'on fait exprès... Pascal attends près de la portiere pour que je monte au milieu, jamais l'idée de se mettre au milieu ne le traverserait, c'est à moi, le neveu du patron, bon à rien et pistonné d'être écrasé entre lui et le levier de vitesse. Durant la fin du trajet je prends mon mal en patience avec pour seule pensée l'image de mon compte en banque qui se remplit. On arrive, je sais qu'a partir de ce moment précis le cauchemard commence, je ne sais pas encore ce qu'il me sera réservé cette fois, le compte à rebourg est lancé, huit heures, tic , tac...tic...tac........tic.........tac.........

Aujourd'hui je transporte des chutes de tôles qui viennent d'êtres coupées jusqu'a la benne malgré le fait que j'ai une paire de gants il m'arrive de les échapper et de m'entailler les bras. Ca ne me dérange pas, ce qui me dérange le plus c'est le froid. Une heure passe, puis deux, je transporte ceci cela, je passe un quart d'heure à tenter de m'évader psychologiquement quand j'entends la phrase fétiche de Fernando mon pote qui me dit :

" Oula lui il est fatigué " et qui pour se débarrasser de moi quelques minutes de moi m'envoie chercher d'autres plaques de bardage.
Une fois ramenée, ils montent sur le toit. Ayant été déclaré incompétant d'office je dois rester sur le plancher des vaches à regarder, faute de train les clients aller et venir. Je me rends compte que ce temps passé à ne rien faire dévellope mon imagination de façon surprenante, je fuis la réalité. Je regarde les gens passer, les couples, les caddies remplis et au fur et à mesure que le temps passe je vis des histoires d'amour de quelques secondes, je regarde cette fille et me dit que c'est peut être elle que je cherche, ou alors elle. J'ai envie de crier " Je suis en terminale S!!" ou " C'est juste une expérience sociologique!!" quand leur regards s'attarde sur ma bouse bleue ou sur mes gants. Et c'est là que je la voie, une fille de noir vêtue assise sur un butoir à voiture, fumant une cigarette les yeux perdus dans le lointain. Je ne vois pas son visage, juste l'idéal qu'elle représente et qui est en train de naître en moi. Mélancolia. Ce nom s'impose à moi de lui même, poétique comme la fumée qui s'échappe lentement de ses lèvres et mélancolique comme l'expression de son regards. Qui est elle? Mon esprit s'emballe sans raison, mais je la contemple. Dans ma tête ce met en place un idéal féminin, il remplace celui qu'incarnait Laura, je sais que je passerais à autre chose, que c'est une fille comme elle que je chercherais à présent. Une fille comme elle? Cela aurait très bien pu être une pouf en train de fumer sa clope ou une caissiere de carrefour mais elle m'a donné envie de trouver une fille mal dans sa peau que je pourrais protéger, soigner, une fille que je pourrais aider, prendre un peu du poids qu'elle à sur les épaules. Je me détourne, je ne veux pas voir son visage, laisser mon imagination imaginer les traits de son visage et les cicatrices qui guident son regards vers l'horizon. Je suis tiré de mes pensées pas un fracas métallique à quelques mètres de moi. J'entends Fernando qui me crie d'aller jeter ça à la benne si je veux mériter un peu l'argent que je gagne. Je ramasse un bout de tole pointu et regarde dans la direction d'ou est venue la voix. Fernando me tourne le dos.

Je souris et mon esprit se remet à vagabonder, j'imagine l'intense satisfaction que me procurerait le projeter cette tôle tel un lanceur de couteau pour quelle aille se ficher entre ses deux homoplates.


"Un jour Fernando...Je te tuerais"

Je voulais aller un peu plus loin dans le récit mais j'ai commencé tards, et...je finis tards, je poste assez vite le deuxième volume de cette charmante histoire, on y retrouve en pointillé des morceaux de "Mélancolia" et "Vacances". En fait le projet de raconter l'intégralité de tout ceci me trottait dans la tête depuis un moment, je vais aller jusqu'au bout, enfin j'espere!J'espere que vous aurez eu le courage de lire le 1er et le 2eme en entier. peut être que j'imprimerais toute l'histoire quand ce sera terminé. Ensuite je la vends, je deviens miliardaire, et je conquis le monde! ( Ah nan c'est un autre plan ça )

Prochain post et suite demain (peut être), apres je ferais peut être une petite pause, beaucoup de boulot et un WE tres rempli!