Mélancolia
Les plus fins observateurs auront remarqués ce " prénom " hantant mon pseudo msn... Mélancolia, l'image que mon cerveau a de la femme parfaite : L'extrême degré d'idéalisation. On dit souvent que je tombe amoureux très vite mais depuis quelques temps mon cœur semblait enfermé dans une carapace, ce mois de juillet passé a réfléchir de tout et de rien l'a fait volé en éclat.
Assis sur le coin de la nacelle loin au dessus du sol, je me met a contempler les gens qui vont et viennent, imaginant leur parcours, une vie pour chacun d'eux. Je me perds dans mes pensées mais mon regard se pose sur une femme à quelques mètres : toute de noir vêtue, assise sur un butoir pour les voitures elle fume, immobile, le regard perdu dans le vague. Ses longs cheveux noirs m'empêchent de voir son visage, et moi, je reste prisonnier des volutes de fumée dégagées par sa cigarette, il n’en reste les trois quarts mais le temps s'enfuit, les minutes partent en fumée... Une secousse et un bruit de moteur me ramènent à la réalité, je tourne la tête, c'est Fernando qui fait descendre la nacelle, il me fixe d'un œil amusé, encore troublé par une descente si brutale je lui rend un regard noir et je retourne la tête dans l'espoir d'apercevoir encore cette belle inconnue mais plus rien, partie en fumée... Lentement je me remets à rêver...
Le lendemain, exactement la même situation se produit, encore une fois elle est là… Qui est elle ? Que fait elle ? Pourquoi cet air si détaché ? Pour moi les réponses s'imposent d'elles mêmes, je commence à lui imaginer une vie, un passé, des cicatrices profondes. Cette fois c'est Pascal qui m'interpelle, j'ai le pied sur le fil de la perceuse... Je m'excuse brièvement, Fernando me fixe toujours avec son sourire idiot et me lance avec son accent portugais : " Si ça continue je t'en coupe un bout "... Eclats de rire de Pascal... Ah décidément ce Fernando toujours le mot pour rire... Quand je retourne la tête elle a disparu de nouveau.
Jeune fille employée par le magasin ou bien fruit de mon imagination ? Je ne l'ai plus jamais revu mais elle a lancé en moi un grand questionnement... A quoi ressemblerait pour moi la femme parfaite ? J’en suis arrivé à définir un certain idéal, celui de la fille tourmentée... Je ne vous dirais pas tous les critères qui font que je trouve une fille attirante, je vous dirais seulement que le physique passe en dernier même si c'est souvent sur lui qu’est faite la première idée sur une personne...
Comme le disait un grand homme :
Les jolies filles sont faite pour les garçons sans imagination !
Les jolies filles sont faite pour les garçons sans imagination !
Sur ces mots je vous laisse!A très bientôt avec le volume II des Frank Bellay's Stories peut-être!?



