vendredi, décembre 15, 2006

Dépot de bilan

Bon alors voila, je décide de fermer définitivement ce blog, depuis peu le monde du blog me dégoute un peu, je chercherais la reconnaissance de mon écriture d'une autre façon. Sans aucune prétention j'ai décidé de me consacrer de façon plus active à l'histoire que j'ai commencée, mais de ne plus le poster car je ne peux pas dévoiler sur internet les choses que je veux dire avec toute la franchise que je voudrais.
Je n'ai pas la mentalité d'un bloggeur en fait. J'ai décidé de mériter d'une façon plus personelle la reconnaissance que l'on peut avoir en écrivant. C'est à dire à ne plus balancer des textes sur mon blog en attendant que l'on vienne me dire que c'est bien, ou alors sombrer dans un blog ou je ferais en sorte de montrer que j'ai une vie géniale et remplie avec des amis super etc...
Lorsque l'on écrit il est très facile de déformer la réalité pour la faire ressembler à ce que l'on voudrait qu'elle soit.
J'ai du mal à supporter certains textes et justement ce comportement de repli, d'un espace d'expression qui sert de refuge, se dire qu'il y a un espace dont on est maître ou on peut contrôler la vision des choses à sa manière sans craindre d'être ouvertement critiqué, la "star" de son petit monde fermé. Une échapatoire à la réalité.
Tu veux savoir qui je suis? Vas lire mon blog!
Non, vraiment non.Je ne pensais pas être du même genre mais en y réfléchissant bien je cherchait une certaine reconnaissance en étalant ma vie en html...Je veux choisir ce que je veux dire, et à qui je veux le dire, pas le lancer régulierement en pâture au premier venu.
On en est tous la au fond, à rechercher la reconnaissance des autres mais j'ai décidé de tenter de l'acquérir dans le monde réel et raconter cette histoire aux personnes que je choisirais plutôt qu'a n'importe quelle personne. Je suis un tout, pas seulement le gars un peu dépressif que j'ai étalé sur ces pages, pas seulement le "boute en train" ( comme me l'a dit ma "correctrice littéraire" engagée depuis peu ^^ ) que je suis à la fac, ni la personne un peu blasée par la vie que je crois être à certains moments. Non, je suis un mélange de tout ça, un peu bizarre, un peu différent, j'estime être différent, comme tout le monde pense l'être, à moi de le prouver aux autres par la façon que j'aurais d'être, pas en tentant de le prouver sur internet.
Venez me chercher je serais ravi de vous recevoir et de vous dévoiler mes sentiments, mais j'arrête juste de les afficher sur la place publique je me sens un peu ridicule au fond ;)

Ce sont des considérations assez étranges, un peu larguées au hasard de mes pensées...
En résumé, j'arrête ce blog, je continue d'écrire l'histoire que j'ai comencée, je compte la retravailler (en commençant par le deuxieme post) et puis tenter de continuer sur la même lancée. Je la donnerais à toutes les personnes qui la demanderons exeptées celles qui seraient concernées de trop près par ce que j'ai écrit, ils se reconnaitrons.
Voila, c'était les derniers délires bloguesques d'un caféinomane insomniaque ^^.

Merci à tout ceux qui m'on lu, merci pour les critiques
Merci à ce blog qui m'a tout de même bien servi à ses début, au moments fort qu'il m'aura fait vivre et les moments dur qu'il m'a permis de surmonter.

See ya sur msn ou dans la vrai vie!
Pour finir quelque chose que je n'ai jamais dit parce que ce blog était principalement hanté par des idées noires et puis histoire de tourner la page sur une note plus positive.

Merci à tout ceux que je cotoie, à tout ceux que je connais, à tout ceux qui ont fait de moi ce que je suis d'être la ou d'avoir été là tout simplement.
Je vous aime tous un peu au fond, enfin... presque tous!

lundi, décembre 11, 2006

Muse




Nan nan je pouvais pas me coucher comme ça, faut que je profite du peu de forces qui me restent pour raconter rapidement ce concert enfin le contour, la claque que je viens de me prendre passe bizaremment. Un concert...

Apres le WE geek que je venais de passer, j'en avais presque oublié le concert.

Alex débarque chez moi la veille, me met dans l'ambiance, heure du réveil programmée, 9 heures:

" Il va faire froid mec ! "
" On s'en fout c'est Muse! "
" Ouai bon ok... "

Réveillés 9 heures en route pour Carrefour, café, jambon, pain. Retour à l'appart.

On voyage léger on laisse les manteaux, tout ce qui pourrait nous ralentir, retarder, se casser, compromettre notre accès au premier rang!
On arrive devant LA HALLE tot, 11h30, on est dans les 50 premiers, au millieu des fans, des vrais. Habillé le plus chaudement possible et de façon à ce que ça tienne dans un sac.

Mais bordel il fait froid quand même!
On sympathise vite avec les fans, dans le groupe une fille très à fond dedans, chemise verte , cheveux bizarres, elle parle fort mais c'est cool ça passe le temps.
Morgane, un mec avec elle dont je me souviens plus le nom, célia ( qui à vu Mat sortir du car[Ma foi vraiment classe] et qui lui à fait un sourire selon ses dires)"On le verra tour à l'heure...Même pas jaloux... ^^ Et puis bien d'autres personnes nous accompagnent dans cette lutte contre le temps et le temps...


Attente
Attente
"Sinon vous savez quel gout ça à la langue de boeuf?"
Attente

Je vous révèle un grand secret, je hais les vigiles, "Prestige Sécurité" et ça y est ils ontun droit de vie ou de mort sur les gens.
"Le premier qui court je le prends et hop derriere la file d'attente!"
"Ouai ouai c'est ça ta geule"

Marche commando, on arrive enfin devant les portes, fébriles mais heureux d'être dans les premiers. Visiblement avec Alex on est dans la bonne file pour tracer. Je fais une rencontre très séduisante...BON! Vestiaire ou pas? Je met quoi dans le sac? finalement malgré le coup de stress on s'en sort et on rentre même avec le sac, pour arriver...
...
Au milieu
...
Contre la barriere!
...
Le temps passe encore, H - 2; H -1
" Quelle heure il est ?"
"Je sais pas les portables sont dans le sac"
"Personne à l'heure?"

Bon tout le monde à rangé ses effets, prêts à encaisser la premiere partie, évidemment les supers potes que l'on sétait fait se sont éparpillés, on recommence alors!
" Sinon toi c'est comment?
"..."
"Ah ok alors comme ça tu viens de ..."

Un mec (cheveux rouges et un peu bizarres) se propose de nous ramener en voiture, je prends son num au cas ou, on sais jamais mais je lui donne pas le mien. Il prends des photos...Je comprends vite qu'il est un peu con mais bon on fera avec, je comprends aussi qu'il à l'intention de venir contre la barriere...Bon..OK...

The Noisettes balancent le son, ils parlent pas mal Français, De la bonne zik mais en même temps...Muse apres...tout le monde s'économise!

Une charmante demoiselle viens se mettre entre moi et la barriere, elle est pas mal et puis ça évitera que je sois broyé contre. Je suis un peu absorbé par quelqu'un d'autre :)
Longue attente, cris, on se fait un peu broyer mais bon c'est très supportable.

Muse rentre en scène, Take a Bow...La flèche scotche tout le monde, c'est parti!
Pensée pour KOC...Putain...

Concert énorme, non, mieux que ça, magique... Avec Alex on cherche les mots mais c'est peine perdue on tombe à genoux devant la Halle on s'assied dans la rue ruissellant avec une émotion indescriptible. Le sentiment d'avoir vécu quelque chose d'énorme, trop grand pour pouvoir l'assimiler en une fois. Que ceux qui trouvent que j'éxagère y aillent. On prend le métro, j'ai pas envie de rapeller le mec au cheveux bizarres, on à le temps de rentrer, il m'a pété les couilles pendant le concert à faire "aie aie aie" à chaque fois que je mettais mes bras le long de la barrière et puis il à tenté plusieurs fois de mettre la main autour du cou de la charmante demoiselle entre mes bras ^^. Le concert fini, je lui laisse, on s'arrache,on dit "backstage?" Avec Alex mais bon prestige sécurité est la et on se fait gentilment virer.

J'ai déja dit que je haissait ces gars?

Enfin bon, on finira dans le métro à parler avec des gens qui ont aimé, forcément, adorés, forcément, une fille qui pleure en disant à son amie au téléphone ce qu'elle à ressenti, je trouve ça beau.

Dans le métro, Alex récupere le num d'une fille, balèze, elle à 24 ans en meme temps ^^
Bizarrement je ne suis pas jaloux du tout, je vais rentrer, et je sais qu'il m'est permi d'espérer.
"Avec un Y dans ton prénom?C'est plus original qu'un "i", et plus joli aussi." :)
Je m'étais pas endormi avec un sourire comme ça depuis longtemps! Trop longtemps

Ajeun je parle!


mercredi, décembre 06, 2006

Je t'aime II


Deuxième volume de ma petite histoire, le premier étant dans le post d'avant.

PS (Mais je le met au début parce que c'est mon blog et que je fais ce que je veux ^^ ) :Quand je met le point final d'un post comme celui qui suit, j'ai l'impression d'être un fou doublé d'un mégalo ^^ Soyez indulgent, En vrai je ne suis pas dépressif ;) il y à juste des choses bizarres qui sortent! Merci et bonne lecture!


Je me suis posé plusieurs questions que j'aurais du me poser plus tôt: Pourquoi certains soirs j'ai une envie irrépréssible d'écrire? Pourquoi la journée je perds toute sensibilitée et pourquoi la nuit tombée mes démons reprennent leurs droits et font voyager mes pensées sur des terrains difficiles...? J'ai trouvé la réponse ce soir, je me suis d'abords dit que je pouvais me lever, aller dans mon lit et me mettre à lire quelques nouvelles (Merci de m'avoir prêté ce livre d'ailleurs, je sais pas si je vais te le rendre en fait ^^ ).

C'est ce que j'allais faire quand j'ai eu la mauvaise idée de faire quelques clics de trop et de me retrouver quelque part entre le paradis et l'enfer...
Pas besoin d'une aiguille, je me pique avec le pointeur de la souris
Mon moteur, ma drogue, ce n'est pas le café, ce n'est pas la clope, c'est la douleur de certains souvenirs... Douleur que je n'éprouve pas en permanence, qui n'existe que quand j'ai envie de la faire réaparaitre, que je m'injecte dans le sang, qui fait ressortir mes sentiments. Un café, une cigarette, un dernier shoot... et les mots me reviennent




Je me réveille, on est samedi, je me lève assez facilement imaginant que la matinée est déja bien consumée. J'ai les yeux qui me piquent, du sang seché sur le bras, j'ai mal, je regarde la blessure que j'ai, je me suis assez bien entaillé..."Quel con..." Une pensée me traverse l'esprit, "et maintenant?" J'aurais préféré dormir éternellement putot que d'avoir à me poser cette question. "Pourquoi je me suis levé?" Le volcan de la veille à laissé la place à une rage froide et une mélancolie latente que je traine à travers les pièces de la maison cherchant âme qui vive. Je suis seul, j'aurais bien aimé montrer, montrer que je souffre, que j'ai envie de tuer, demander conseil... Mais je suis seul, ma "famille" à du partir pour prendre du bon temps sans prendre la peine de me réveiller, j'ai l'habitude. J'essaie de m'occuper mais rien n'y fait, j'erre tel une âme en peine à travers les pieces, m'assied devant la télé, du téléachat, des vieilles sitcoms qui doivent dater d'avant la naissance, des documentaires animaliers...Je me relève, vais voir sur msn qui je peux trouver puis me ravise, je n'ai pas envie de parler, je n'ai envie de rien, sinon de me dire que tout ça n'étais qu'une blague, que mon téléphone m'annonce l'arrivée d'un texto me disant qu'elle m'aime ou que guillaume vient de faire un infarctus...
"Et encore je voudrais pouvoir le tuer de mes propres mains...". Je sais que je n'aurais même pas l'audace de lui adresser la parole, que je ne lui dirais rien, que jamais je ne lui mettrait "mon poing dans la figure". Il sera vite mis au courant que si il ose m'adresser la parole je lui ferais avaler sa langue...
Mes parents rentrent en fin de journée, je n'ai même pas la force d'argumenter quand ma mère me reproche de n'avoir rien foutu de la journée, je monte dans ma chambre. Lundi arrive lentement, je sais que je vais la voir elle, le voir lui... Tout le monde est assez vite au courant de ce qui c'est passé le vendredi, je ne le cache pas, au contraire je suis une victime...Oui c'est ça, je suis une victime d'un complot entre elle et lui. J'en parle longement avec des gens qui me soutiennent, me disent des phrases faciles, des choses que j'ai envie d'entendre.

"Tu sais, peut être que t'es tout simplement trop grand pour elle. Ca lui à fait peur de sortir avec un mec comme toi" Je souris, c'est Rudolf, évidemment qui arrive à me faire sourire avec une belle connerie dont il à le secret.
Je lui réponds "Oui t'as raison c'est surement ça" Quand je raconte ce qui c'est passé on s'étonne, Laura n'est pas une fille très convoité, je suis un mec qui traine avec les gens les plus cools du lycée, c'est impensable qu'elle ait refusée. Ce soutien me surprends assez, le fait que je l'aime en secret était de notoriété commune et c'était rentré dans l'image de mon personnage. Au bout d'un certain moment, les plaisanteries à ce sujet s'étaient fait plus rares mais ce matin il y avait du nouveau.
L'effet de groupe et le sentiment d'être entouré, d'être celui qui s'est fait avoir fait disparaitre la mélancolie, et c'est tremblant de rage que je commence à disséminer les germes de ma vengeance.
"Guillaume, c'est à cause de lui..." Je leur explique tout, je donne en pature un ancien ami considéré comme "un boulet sympathique" à la masse. Ma paranoïa nourrie de deux jours de haine s'exprime d'elle même, je leur dit de la façon la plus crédible possible comment il à réussi à la dissuader de sortir avec moi, comment il avait tout prévu depuis le début, j'en rajoute, je l'entraine dans ma chute. Il y à un coupable et je refuse d'admettre que ce soit moi... Le mois de Juin à été long et dur, je me lève la mort dans l'âme, parsème mon bras de cicatrices au son de sa voix lors des cours, essaie de les cacher le mieu possible, ce n'est pas important. Le fait de voir guillaume en chier est un maigre réconfort, il se retrouve exclu, je lui mène une guerre lache et sans fin, de coups de poignards dans le dos, essaie de prendre appui sur lui pour remonter petit à petit..Cela marche mieu que prévu, j'ai donné à la bête informe l'excuse qui lui manquait pour le hair. Je ne le reverrait que bien plus tards, il partira pour Paris quelques jours avant la fin de l'année scolaire...

Je décide de passer en Terminale S malgré l'avis du conseil défavorable.
Les vacances commencent et au fur et à mesure du temps j'arrive à me reprendre aidé par JC ou encore Rudolf. Je me convainc petit à petit que c'était un coup de foudre basé sur l'attirance que j'avais pour son physique fragile qui fesait ressortir des instincts protecteurs primaires. Je me dis que je n'avais rien à faire avec elle de toute façon que l'on ne se serait pas entendu... Ma mélancolie et mon manque d'affection demeurent cependant ,mais je me remet à regarder autour de moi, je n'ai plus personne en tête et je me met à chercher la fille qui sera différente des autres.

Au lieu de ça, je tombe nez à nez avec Fernando et pascal,respectivement immigrés portugais et italien, collègues de travail, j'ai déniché un boulot d'été dans le batiment...Enfin j'ai été embauché par mon oncle, un travail qui me laisse à bout de souffle les mains cisaillées ou appuyé contre la rambarde d'un monte charges à rêver des heures durants.

Je suis dans le van qui m'emmene vers Tiers, la ville des couteaux, on s'arrête dans la même station service qu'hier et je pense, probabement la même que demain. Je suis coincé entre Fernando et Pascal qui commentent les informations du matin.
"Ah encore une histoire avec ces gris...Jpeux te dire que si il me tombe sous la main celui là..." Je pense "ferme la" mais je me contente de sourire en pensant que j'ai la chance de cotoyer le cliché que tout le monde ce fait du travailleur en bleu de travail. Fernando sort et fait claquer sèchement la portiere, c'est lui qui conduit, toujours, ça doit être mâle dominant du couple. Pascal descend par la porte de droite et je m'engouffre à sa suite pressé de retrouvé l'air frais du matin qui fait défaut au milieu des effluves de mastic et de sueur qui virevoltent à l'intérieur du van. Aujourd'hui moi aussi je prends un café je commence à supporter de moin en moin le fait de me lever à 4 heures du mat pour vivre cet enfer quotidien. Cette boisson noire me répugne d'habitude et je programme la dose de sucre maximale pour noyer le gout. Il l'on bu vite ces salop et je suis obligé de me brûler le palais pour ne pas les faire attendre, une partie de moi me dis qu'il l'on fait exprès... Pascal attends près de la portiere pour que je monte au milieu, jamais l'idée de se mettre au milieu ne le traverserait, c'est à moi, le neveu du patron, bon à rien et pistonné d'être écrasé entre lui et le levier de vitesse. Durant la fin du trajet je prends mon mal en patience avec pour seule pensée l'image de mon compte en banque qui se remplit. On arrive, je sais qu'a partir de ce moment précis le cauchemard commence, je ne sais pas encore ce qu'il me sera réservé cette fois, le compte à rebourg est lancé, huit heures, tic , tac...tic...tac........tic.........tac.........

Aujourd'hui je transporte des chutes de tôles qui viennent d'êtres coupées jusqu'a la benne malgré le fait que j'ai une paire de gants il m'arrive de les échapper et de m'entailler les bras. Ca ne me dérange pas, ce qui me dérange le plus c'est le froid. Une heure passe, puis deux, je transporte ceci cela, je passe un quart d'heure à tenter de m'évader psychologiquement quand j'entends la phrase fétiche de Fernando mon pote qui me dit :

" Oula lui il est fatigué " et qui pour se débarrasser de moi quelques minutes de moi m'envoie chercher d'autres plaques de bardage.
Une fois ramenée, ils montent sur le toit. Ayant été déclaré incompétant d'office je dois rester sur le plancher des vaches à regarder, faute de train les clients aller et venir. Je me rends compte que ce temps passé à ne rien faire dévellope mon imagination de façon surprenante, je fuis la réalité. Je regarde les gens passer, les couples, les caddies remplis et au fur et à mesure que le temps passe je vis des histoires d'amour de quelques secondes, je regarde cette fille et me dit que c'est peut être elle que je cherche, ou alors elle. J'ai envie de crier " Je suis en terminale S!!" ou " C'est juste une expérience sociologique!!" quand leur regards s'attarde sur ma bouse bleue ou sur mes gants. Et c'est là que je la voie, une fille de noir vêtue assise sur un butoir à voiture, fumant une cigarette les yeux perdus dans le lointain. Je ne vois pas son visage, juste l'idéal qu'elle représente et qui est en train de naître en moi. Mélancolia. Ce nom s'impose à moi de lui même, poétique comme la fumée qui s'échappe lentement de ses lèvres et mélancolique comme l'expression de son regards. Qui est elle? Mon esprit s'emballe sans raison, mais je la contemple. Dans ma tête ce met en place un idéal féminin, il remplace celui qu'incarnait Laura, je sais que je passerais à autre chose, que c'est une fille comme elle que je chercherais à présent. Une fille comme elle? Cela aurait très bien pu être une pouf en train de fumer sa clope ou une caissiere de carrefour mais elle m'a donné envie de trouver une fille mal dans sa peau que je pourrais protéger, soigner, une fille que je pourrais aider, prendre un peu du poids qu'elle à sur les épaules. Je me détourne, je ne veux pas voir son visage, laisser mon imagination imaginer les traits de son visage et les cicatrices qui guident son regards vers l'horizon. Je suis tiré de mes pensées pas un fracas métallique à quelques mètres de moi. J'entends Fernando qui me crie d'aller jeter ça à la benne si je veux mériter un peu l'argent que je gagne. Je ramasse un bout de tole pointu et regarde dans la direction d'ou est venue la voix. Fernando me tourne le dos.

Je souris et mon esprit se remet à vagabonder, j'imagine l'intense satisfaction que me procurerait le projeter cette tôle tel un lanceur de couteau pour quelle aille se ficher entre ses deux homoplates.


"Un jour Fernando...Je te tuerais"

Je voulais aller un peu plus loin dans le récit mais j'ai commencé tards, et...je finis tards, je poste assez vite le deuxième volume de cette charmante histoire, on y retrouve en pointillé des morceaux de "Mélancolia" et "Vacances". En fait le projet de raconter l'intégralité de tout ceci me trottait dans la tête depuis un moment, je vais aller jusqu'au bout, enfin j'espere!J'espere que vous aurez eu le courage de lire le 1er et le 2eme en entier. peut être que j'imprimerais toute l'histoire quand ce sera terminé. Ensuite je la vends, je deviens miliardaire, et je conquis le monde! ( Ah nan c'est un autre plan ça )

Prochain post et suite demain (peut être), apres je ferais peut être une petite pause, beaucoup de boulot et un WE tres rempli!

lundi, décembre 04, 2006

Je t'aime




Un moment parfait pour se laisser porter par le courant des sentiments qui me traversent la tête. Des fois j'aurais préféré me crever les yeux plutot que de lire certaines choses, m'injecter des flots décibels dans les tympans plutot que d'entendre certains mots. Les mots...c'est ce qui peut faire le plus mal, ouvrir des plaies bien plus profondes que n'importe quelle lame, déchirer des mois de persévérance, brûler un coeur, e rendre chaud comme la braise quelques minutes, quelques secondes... et le laisser, consumé, froid et sec. Il y à des soir comme ça ou trop de choses ont besoin de s'exprimer en même temps, ou on voudrait être quelqu'un d'autre, aimer, ne plus aimer, être plus vieux, plus jeune, deux semaines plus tards...un an plus tot. Est ce qu'on peut aimer et détester à la fois?

J'ai envie de crier ce soir, de me laisser bercer par la musique, de me séparer de mon envellope corporelle et de me retrouver en tête à tête avec l'âme de certaines personnes, percer leur défenses et voir ce qu'il y à de bon en chacun ou me nourrir de leur mauvais coté.

Si j'écrivais une histoire? Romancée, une vision alternative, des morceaux de vies volés mis en harmonie afin de voir si je peux faire éprouver une part des sentiments que je ressens à d'autres personnes, si nous sommes comme nous sommes c'est une accumulation de tout ce que l'on à pu vivre au cours de notre vie, j'ai envie d'essayer d'écrire quelque chose qui soit une partie de moi, une partie des autres, une partie des gens que j'ai pu rencontrer...Je vous présente...

"Jules!"
Ma porte s'ouvre à la volée, je dors encore à moitié, quelqu'un à la stature imposante se dirige vers moi et sans que je ne puisse avoir le temps de me rapeller ou je suis je sens la chaleur d'une gifle violente sur ma joue. Je me dis que ça va faire mal avant même de ressentir quoi que ce soit. L'adrénaline monte soudain et je roule sur le coté, fait une chute du lit et me retrouve au pieds de cet homme, je reconnais mon père... Que ce passe-t-il? je suis à terre et je sens d'autres coups pleuvoir sur moi.
"La prochaine fois que tu t'avise de frapper Corrine ce sera bien pire!"
Il m'a attrappé par les cheveux et me crie dans les oreilles, à présent je suis entierement réveillé, mais je ne comprends pas plus, la douleur me fait verser quelques larmes et j'essaie de bredouiller que je ne comprends pas, que je suis désolé, que je ne le referais plus, tout pour pouvoir avoir le temps de réfléchir et tenter de discuter, mais je n'ai pas parlé depuis trop d'heures et ma voix déconne, j'ai l'impression qu'il ne me comprends pas. Je tourne la tête, le regarde dans les yeux, je reçoit une autre gifle et mes yeux se ferment...

"Jules!!"
J'ouvre les yeux pour de bon cette fois, mais c'est d'autres yeux qui me regardent, je n'ai aucune idée d'ou je suis , je me releve brusquement. Ma joue me chauffe je découvre l'envirronnement qui m'entoure.
"Ah bah enfin, j'ai cru que t'étais mort"Me dis vincent en riant, " Remarque c'est pas passé loin hier t'étais pas super"
Je me dis que ce n'étais qu'un rêve, je m'assoit sur le lit ou j'ai dormi, je regarde...Ah le canapé. Je m'aperçoit aussi que j'ai un mal de tête affreux. La mémoire me revient petit à petit, la fête, les fous rires, la piscine, le ruhm coco. Alors que je fais un effort pour savoir ou je suis Vincent reprends:
"M'en veux pas mais j'ai tapé un peu fort tu me fesais peur t'as du faire un cauchemard. Bon je te laisse jvais faire du café, les autres sont réveillés, je crois qu'on à des choses à te raconter, t'en veux?"
Moi je suis assis sur le canapé et je regarde par terre, je réponds un vague "oui" et je me lève. J'entends des rires qui s'échappent de la cuisine à priori. Je regarde les portes du couloir et fait un effort de quelques secondes pour me rappeller laquelle conduit à la salle de bain. Celle du milieu, je la pousse et referme la porte derriere moi. Je me regarde dans la glace et m'aperçoit que j'ai piètre allure, je suis assez pâle et j'ai les yeux de la personne qui à bu beaucoup trop de malibu, j'ouvre le robinet d'eau froide et m'en passe sur le visage. Petit à petit des sensations me reviennent, j'ai mal au bide et probablement de l'alcool dans le sang, l'eau froide me fait un peu de bien, je referme le robinet et quitte la piece. Je n'ai pas vraiment envie de voir les autres mais ce que m'a dit Vincent m'intrigue, des choses à me dire? Si je me souviens bien j'ai trop bu, je suis allé me coucher et j'ai dormi sur ce canapé, fin de l'histoire.Le cauchemard que j'ai fait me reviens aussi en tête, cette histoire s'est vraiment passée, Corrine était la femme de ménage, je la haissait et j'avais éprouvé un certain plaisir à lui envoyer mon talon dans la joue quand elle avait tenté de me frapper avec son chausson pour je ne sais quelle histoire d'engeulade avec mon frère. Renvoyée deux semaines plus tards elle se servait dans la caisse de mon père, j'avais eu droit à des excuses, pourquoi j'avais rêvé de ça... Je rentre dans la cuisine, tout le monde est la, des têtes de déterrés, d'autres souriantes, le simple fait de voir la nourriture que les plus vaillants ingurgitent me donne la nausée. Maximilien vide de l'eau sur la table et passe l'éponge dessus.
"Qu'est ce qui c'est passé ici?"Dis-je en regardant la table?
Maximilien avec un petit sourire me lance l'éponge et me dit avec un petit sourire:
"Commence à laver, on va t'expliquer"

Dans la voiture du retour je ne sens pas le temps passer, je me concentre pour essayer de deumeurer droit, controler mon intestin qui pour me punir tente de refaire passer dans l'autre sens ce qui le tourmente. Je m'aperçoit que Adrien, la personne qui me ramene c'est retourné et me regarde avec un grand sourire, quand je lève les yeux il se met à rire, probablement parce que la lutte contre le sommeil que je suis en train de mener doit être difficile à cacher. Moi aussi je ris de bon coeur et me met à regarder la route qui défile.

"Qui c'est qui à vomi sur la table?"
"C'est toi abruti!"
"Tres drôle..."

Pfff j'ai vraiment trop bu, cette fois j'ai passé la deadline, on m'a passé sous la douche, j'ai zombifié dans toute la maison et vomi sur une table... Et le pire c'est que ça à été bon de pouvoir en rire tous ensembles. Ma premiere cuite restera dans les anales au moins! Adrien ce marre toujours. J'aimerais bien pouvoir lui dire d'aller se faire foutre en riant un bon coup aussi mais son père conduit, je ne sais pas ce qu'il sait de la fête et préfère m'abstenir. Je me concentre sur la route qui défile.
Puis c'est des rails que je vois, je descend de wagon et je me retrouve dans mon village natal. Je m'assoit quelques minutes sur les marches devant la grande batisse de la SNCF. Elle à été murée quelques mois plus tôt, le guichet à disparu remplacé par une machine. Je sens une violente remontée, je me lève et cours jusqu'au buisson le plus proche pour vomir ce qui restait au fond de mes entrailles. Ca fera quelque chose de plus à raconter demain je pense.
Je me dirige vers ma maison, je ne suis pas tout frais, je mache un chewing-gum qui restait dans une poche de mon manteau de cuir. Faudra que je pense à changer cette loque. Mon plan est de rentrer le plus vite possible de me changer apres avoir pris une bonne douche et de tenter de avr sommairement mes vêtements impréniés d'un mélange de porto, malibu,clope et de... enfin voila... Rien que le fait d'y penser me redonne la nausée mais cette fois je suis bien vide. Je ne fume pas, le fait de voir ma mère à deux paquets par jour suffit à m'en dissuader. Je remarque que les voitures de mes parents ne sont pas la, j'ai de la chance je rentre, monte deux à deux les marches du grand escalier de bois ou je croise mon frere qui me jette un regards de travers. Je sais qu'il racontera à mes parents dans quel état il m'a vu mais ça n'a pas vraiment d'importance, mes parents s'en foutent.

Je me douche et vais m'allonger dans mon lit, encore goutant, je m'enroule dans ma couette lis 10: 00 sur le cadran de mon réveil et sombre dans un sommeil sans rêves qui sera sans doute interrompu par un appel à table quelques heures plus tards.

21 heures. Je n'ai rien pu avaler au repas, je suis assis sur la balançoire du jardin avec mon téléphone dans la main, un vieux modele qui se ferme avec un clapet. J'ai vu le même à la télé dans 24h chrono, j'en suis fier.
"Comment c'est passé ta soirée? t'as pas beaucoup dormi je vois" m'avais dit mon père
"Non,non..." Je réponds assez désagréablement, je suis écoeuré par l'odeur qui se dégage des plats qui me font face, je suis sur qu'il veulent m'agresser. J'entends leur voix dire : "Essaie de me manger et je reprends le chemin en sens inverse direct"
"Jules?"Je suis sorti de mes pensées par mon père qui attends la réponse à une de ces questions, que je n'ai pas entendue évidemment.
"Quoi?..."
" Je te demandais si vous aviez bien bossé?"
"Pfff très drole... J'ai fait mes devoirs"C'est faux, je ment évidemment, je mens, il ne me croit pas et il à raison mais maintenant je préfererais mourrir plutot que d'admettre que je n'ai rien foutu du week end,j'ai dit que j'avais bossé et c'est donc devenu une réalité dans mon esprit.
"C'est ça... C'est marrant mais je te vois jamais bosser, les autres ont du boulot mais toi non!" Reprends ma mère.
Je ne dis rien, je me contente d'attendre que le ton monte un peu pour avoir l'excuse de sortir de table. L'occasion se présente comme toujours.
"Tu peux faire l'autruche mais tu sais personne t'attends, si tu bosse pas tu vas devenir clochard, tu sais les petits chinois ils attendent qu'une chose c'est prendre ta place parce que eux ils en veulent..."
Je hausse la voix.
"C'est bon, je m'en fout je te dis que j'ai bossé, c'est que j'ai bossé, tu bossais tu m'as pas vu c'est tout, j'ai fait ce que j'avais à faire cette apres midi!"
"Oui c'est ça..."
S'en est trop, ils ne me croient pas, ils ont raison, mais je me dit que comme ils n'ont aucune preuve ils devraient me laisser le bénéfice du doute... Je quitte la table mon couvert à la main.

Je m'aperçoit que j'ai bloqué sur le lustre de la salle à manger que je vois par la fenêtre, ma main vibre et j'ouvre le clapet de mon téléphone d'un mouvement que l'on pourrait qualifier d'esthétiquement classe. Personne ne me regarde mais ça fait tout de même plaisir. C'est JC un de mes meilleurs potes depuis peu, on s'appelle souvent les soirs, il à illimité chez Orange et comme on s'entends bien et qu'on est tout les deux des célibataires sans grande expérience de l'amour on passe des grands moment au téléphone à parler de la fille qui nous à regardé cette apres midi, de la certitude qu'on à que l'on va bientot sortir avec elle, ou elle...Deux Jean Claude Dus en somme.

"Ca va ma bête?"
"héhé ouai j'ai un peu d'alcool dans le sang encore, envie de vomir quelques suc gastriques mais sinon ça va" je lui réponds
"C'est les aléas de l'alcool"
Je sais qu'il est moins calé que moi maintenant que j'ai pris une vrai cuite et je me met à lui raconter en détail ma soirée. Les regards que je jetais en coin à Laura, la fille que j'aime en "secret" (Certains amis le savent) depuis plus d'un an, au premier regards j'ai su que j'avais craqué, c'est ce qui m'a motivé tout les matins pour aller au lycée, la voir, les jours ou je ne la voyais pas je rentrait chez moi la mort dans l'âme je remplissait mes cours de français de petit dessins, l'air absent je dessinait, laissant aller ma main dans des cercles concentiques qui se sont transformées en formes pointues, aiguisées comme la pointe d'un compas, hier à la soirée je l'avais dévorée du regards, elle était restée un peu à l'écart et partie tot, j'avais commencé à boire.
Je lui racontait la soirée commençant par les moment ou j'ai croisé son regards, les moment ou j'étais sur qu'elle aussi m'aimait en secret.
La discussion suis son court et pars rapidement dans des délires divers et variés, sans savoir ni comment ni pourquoi on en est arrivé à manger le chien du voisin ou détruire la lune avec une barquette de frite.
La discussion s'achève, je reste encore un peu dehors histoire de profiter de la chaleur qui reste encore dans l'air, la chaleur toute nouvelle d'un mois de Mai qui s'achève.
En marchant dans le jardin je trouve le rateau de ma mère à demi enfoncé dans la terre, en ce moment le jardinage est son hobby, dans quelques semaines ce sera le téléachat ou encore la broderie... Je déclipse le bout du râteau et je me retrouve avec un baton dans les mains, ça fait longtemps que je ne me suis pas entraîné à faire des moulinets avec, à me battre contre des ennemis invisibles et je me met à le faire tournoyer entre mes mains.
C'est avec une vive douleur dans l'épaule que je rejoint mon lit, j'ai encore sommeil malgré le fait que je n'ai du rester éveillé que six heures environ.
Je me couche avec l'image de Laura dans la tête en me disant que demain, c'est décidé je lui dit que je l'aime...Comme tout les soirs...

J'arrive au lycée en avance ce matin, le car à été plus rapide que d'habitude et je repère Rudolf surement mon meilleur ami, le gars que j'admire le plus dans ce foutu lycée. Il est un peu plus baraqué que moi, les cheveux un peu bizarres, un type un peu rustre avec un coeur en or que l'on ne peut pas déstabiliser, un type qui dans une soirée entre potes récupère une bouteille de Vodka une bouteille de pomme des chipsters et va se poser dehors avec nous pour boire et rire, un type que j'admire parce que rien ne semble l'affecter, une rupture, il est remis le lendemain et en rit, il demande:
"non?"
"Pas grave"
Et la semaine prochaine ce sera une autre. Moi j'arrive à peine à parler avec une fille qui est dans ma classe, je veux devenir, paraitre comme lui et j'essaie de m'impregner de sa force de caractère. Quelques poignées de mains chaleureuses comme le font les mecs en section technique et je me retrouve à dire n'importe quoi avec eux. Avec Rudolf on s'écarte un peu, parle de la soirée, je lui raconte sommairement, il se marre quand je lui parle de Laura.
"T'aurais du tenter, tu vas la voir, tu lui demande si elle veux sortir avec toi, si elle est pas d'accords tu la fais boire et la chope contre un mur"
"Je suis pas sur que ce soit permis par la loi mec !"
Nous rions franchement à ces petits délires completements inutiles. Mais tellement bon pour se réveiller de bon matin avant deux heures de TP de chimie pour ma part et deux heures de Français pour la sienne.
Et puis je la voie, elle monte le long du petit chemin de gravier qui mène au lycée. Je regarde ses cheveux, ses yeux, la pâleur de son visage, son corps. J'ai envie de la prendre dans mes bras, de l'embrasser et puis mourrir, voir le temps s'étendre à l'infini dans le creux de ses bras. Les yeux cerclés de noir, un colier, elle m'a vu, en passant elle me fait rapidement la bise et l'adrénaline monte, mon coeur se décroche, elle dit aussi bonjour à Rudolf au passage et s'en vas en montant l'escalier, la Physique-Chimie est au 3eme elle va surement attendre devant la salle. Rudolf se marre en me regardant.
"Mais putain tu vas bien faire quelque chose un de ces 4, t'es dans la même classe qu'elle!"
"Ouai, j'vais aller la voir, sérieusement j'vais parler avec elle!"
"Le nombres de fois que t'as dit ça..."
"Nan franchement je vais lui parler, ce soir je la racompagne!"
"Je demande à voir!"
Sur ce je lui dit qu'on se reverra à la pause de 10heures, je vais monter, aller refaire la soirée du Samedi avec les gars de ma classe. C'est ce qui se passe et quand j'ai quelques secondes de libres je jette un oeil sur Laura qui parle avec une amie en me demandant si j'aurais la force de lui parler.

"Bon allez à la prochaine, merci de m'avoir racompagnée"
"De rien, tu sais, j'ai des choses à faire en ville je prends le bus de 6 heures et je dois aller à Alto Bernard pour voir un pote à la sortie des cours"
C'est totalement faux mais j'essaie le fait de justifier malhadroitement le fait de l'avoir racompagnée durant les 5 minutes qui la sépare de son bus.
Je lui ai parlé, je suis sur un nuage, plus rien ne me semble impossible, je la serrerai bientot contre moi, c'est forcé maintenant.
Et puis comme je suis pas loin du lycée dont je lui ai parlé je vais essayé de voir JC, il faut que je raconte à quelqu'un ce qu'il vient de ce passer. Si le bonheur que j'éprouve ne sors pas tour de suite je suis sur que je vais m'enflammer, exploser. Je l'apelle et le rattrape en courant sur la route qui mêne à chez lui.
"J'ai un truc de fou à te dire!"
"Dis toujours..."

Une heure plus tards, je retourne en courant vers mon lycée, je dois être très vite à mon arrèt de car, je pourrais le prendre beaucoup plus près, je sais ou il s'arrete sur la place que je suis en train de traverser, mais je ne l'ai jamais pris là, les gens de mon car commencent à arriver sur cette même place, je n'ai pas envie de me tromper de car ou encore prendre le risque qu'il ne passe pas cette fois. Même si je sais pertinament qu'il s'arrete tout le temps au même endroit je continue à courir, j'ai envie de courrir, essayer de fatiguer mon corps faute de pouvoir fatiguer mon coeur.
A chaque foulée je me répete " je l'aime, je l'aime, je l'aime". Je me sens plus près du but que jamais, indestructible. Ce soir j'apellerais Rudolf pour lui dire qu'il à perdu son pari, j'ai des projets pleins la tête et le coeur sur le point d'exploser.

Elle à la tête baissée, ses longs cheveux noirs cachent son magnifique visage. Elle commence à ralentir le pas et mon coeur accélère... C'est foutu elle va dire non...
"Tu sais, je préfererais qu'on reste ami"
Je tente de remettre les mots en ordre dans ma tête et de vérifier le sens de cette phrase, mais pas de doubles sens. Je voudrais disparaitre à l'instant... J'essaie de plaisanter, je lui dit que je suis désolé d'avoir plombé l'ambiance, mais qu'on continueras à être amis quand même...Mes bras son balants le long de mon corps mais je peux les sentirs serrés autour de mon coeur retenant de toutes les forces dont il sont capable mon coeur, ils l'empêchent de tomber en morceaux. je sais que ce moment va arriver, je choisis d'arrêter d'éprouver des sentiments pour les secondes qui vont venir. Je lui répete encore une fois que ce n'est pas grave, que de toute façon ça ne changera rien. Je suis encore sous le choc. Je lui dit au revoir, attends qu'elle tourne au coin de la rue. Je sais que tout vas retomber d'ici quelques secondes, que le barrage va céder. Je ferme les yeux, je vois les siens et une voix me dit..."cours!". Je cours, je cours et le barage cède, le torrent de larmes m'entrainant dans sa course éfrennée, il coule par mes yeux, par ma bouche, je suis fou, je veux mourrir, rien ne sera plus comme avant,je veux disparaitre, qu'on dise que c'est de sa faute, qu'elle regrette, que tout le monde regrette,que...
Je tombe à genoux devant un immeuble à l'angle de mon lycée, je crache par terre, la haine que j'éprouve, il c'est passé quelque chose, c'est impossible, je l'aime, c'est quelqu'un qui me l'a volée, quelqu'un, cela ne peux pas être de ma faute, j'ai fait ce qu'il fallait. Je me relève difficilement, toujours en larmes, j'ai du mal à respirer. Je m'aperçoit que je ne suis pas devant n'importe quel immeuble...
Quelques minutes plus tards je suis dans le foyer de mon lycée, je trouve Rudolf en train de jouer à la belote avec des amis à lui, en me voyant entrer il me regarde et me dit:
"Alors?"
Je pleure encore toutes les larmes de mon corps, je tremble de rage et de chagrin.
"Oula attends j'arrive"
Il récupere ses affaires et nous partons discuter dehors, l'on se retrouve à mon arret de bus, je lui explique ce qu'il s'est passé, j'ajoute que je sais ce pourquoi elle n'a pas voulu...
"C'est guillaume tu sais?"lui dis-je entre deux sanglots, les dents serrés par la haine "C'est lui qui me l'a volée, il à bien joué son coup, il savait que j'allais lui parler aujourd'hui, souviens toi, elle est allé chez lui à midi!"
"Guillaume, oui je vois qui c'est, tu pense que c'est ça?"
"Ca ce fait pas, c'est un enfoiré, jvais le tuer je te dis, jvais monter et le tuer!" Je commence à avoir les joues irritées et cela accroit encore plus ma haine, ma passion c'est transformée en violence pure, en envie insoutenable de briser les os de quelqu'un, je suis tombé devant le mauvais immeuble...
" Calme toi, t'es sur de ce que tu dis?"
Evidemment, c'est la seule explication possible, il l'a pris à parti, lui à dit que j'allais lui parler et lui à dit de dire non, si cela ce trouve ils sortent ensembles même, je croyais que c'était mon ami.
"J'en suis sur...Y a que ça, c'est un salop...Je le tuerais je te dis!!"
Il a tendu ses deux paumes ouvertes face à moi
"Tape si tu veux, ça te défoulera peut être"

I wish I was special...But Im a creep.

La nuit tombée, seul dans ma chambre, les yeux rougis pas les larmes, la douleur traversant mon coeur de part en part un nouveau but guide ma vie, détruire ce gars, détruire cette crevure, qui m'a volé la femme de ma vie...

Alors j'ai pris un compas, l'ai serré comme si je tenais son cou. Lentement je l'ai enfoncé dans mon bras, juste au dessous du coude et ai tiré dans ma direction, lentement, et la douleur physique à remplacé quelques secondes la douleur mentale. J'ai serré les dents, fermé les yeux et pensé une derniere fois avant de sombrer dans le sommeil...

"Je le tuerais!"







Je savais pas que je pouvais écrire aussi longtemps, si vous prenez autant de plaisir à le lire que j'en ai eu à l'écrire, c'est bon signe. En espérant que vous ne trouverez pas ça trop nombriliste, je raconte une histoire...on va dire!

En espérant que ça vous à plu, j'attends vos commentaires avisés sur mon blog ou par msn. Toute ressemblance avec la réalité serais un immense, immense hasard!Rien à voir vraiment!

Si vous voulez la suite, motivez moi ! ^^

Tchao à tous!

samedi, décembre 02, 2006

Le parfum


Dans mon armoire, j'ai une bouteille de parfum, un fond de liquide turquoise qui me reste depuis bien longtemps. Je me suis aperçu en Juin qu'en partant à lyon je l'avais emmené avec moi, sans trop l'avoir remarqué et je m'en était mis sur la main pour voir quels seraient les souvenirs qui reviendraient, j'étais loin de penser qu'une simpe odeur pouvait avoir une telle portée. Mélancolie des temps plus heureux, mélancolie d'un endroit ou je me sentais en sécurité, mélancolie... Je peux voir cette odeur elle me rapelle des conversations, des personnes, une personne, des matins, des soirs ou je m'endormais avec le sourire, de l'amour, de la passion, de la vie... J'ai quand changé d'appartement, j'aurais pu jeter la bouteille presque vide, mais c'est comme si à chaque fois elle passait inaperçue, se glissant parmi les autres objets,quand je me suis aperçue qu'elle était la cela ne m'a pas intrigué, il en reste encore un peu je n'aurais jamais pu l'oublier.Et puis le temps à passé, et un jour, je me suis poussé à ressentir ce parfum pour ne pas oublier, et j'ai eu peur j'ai eu envie de briser la bouteille mais je n'ai pas pu, j'ai utilisé un des dernier milimetres restant pour acheter une dose de souvenirs. Mais j'ai peur... Peur que cette bouteille s'épuise et que je ne puisse plus jamais me souvenir de ces moments de vie, qu'il ne reste plus qu'une bouteille vide, que jamais je ne puisse ressentir à nouveau ce parfum, que tout ces sentiments qui font que j'y crois encore finissent par tomber dans l'oubli. Mercredi soir j'aurais du sentir ce parfum, mais je ne regrette pas de ne pas l'avoir fait. Garder ces souvenirs en bouteille, conserver le plus longtemps possible dans sa mémoire ce qu'on à aimé, et faire en sorte qu'une partie ne sombre pas avec le navire, qu'une partie reste pure et ne nous dégoute pas. Je n'ai pas toujours pensé comme ça mais, des fois il faut savoir s'avouer vaincu se dire que ce meme parfum ne sera pas associé à d'autres beaux souvenirs, qu'il ne faut pas l'associer à plus de mauvais, et qu'il faut le faire durer le plus longtemps possible, et savoir acheter un flacon d'une autre saveur quand le moment sera venu, et tenter d'y associer d'autres sentiments, pour peut etre...oublier l'ancien au fond d'un carton, le ressortir un jour, se souvenir, et imaginer...

mardi, novembre 21, 2006

Ouvre les yeux



J'avais envie d'écrire, je ne sais pas vraiment pourquoi ça m'a repris tout d'un coup, peut etre que c'est la période que je traverse en ce moment qui m'a remotivée, peut etre que c'est la musique de psychotique que j'écoute en ce moment, peut etre que c'est tout simplement dans ma nature. Voila ce qui me passe par la tete...

En ce moment tout me parait instable, moi surtout, j'ai fait un reve la nuit derniere, j'entrevoyais mon idéal féminin, un idéal qui n'existe pas évidemment, un idéal qui n'a pas vraiment de visage une fois que la nuit s'achève. D'habitude e fait de se souvenir d'un reve peut s'assimiler à essayer de retenir du sable entre ses doigts écartés, plus on se concentre plus il disparait. Pour une fois j'ai retenu bien plus que des grains, j'ai une histoire en tete qui m'a vraiment marquée. Ce reve était très révélateur de ma vraie nature, je rencontrait ce personnage féminin, mon idéal, imaginez tout un déluge de sentiment qui vous envahit en un instant pendant votre sommeil, un amour surréaliste beau, sans taches une passion pour cet etre, quelque chose vous emplissant d'un sentiment de plénitude absolue, le sentiment d'etre complet.L'histoire de ce reve n'est pas tres élaborée, je vais chez un ami, apres des péripétie devant la porte d'entrée qui ne me sont pas revenues, je rentre et je trouve une petite réunion de personnes sur des canapés en cuir, un homme et quelques filles, j'arrive avec un autre ami, je m'instale sur un canapé en cuir exactement comme tout les autres. Les filles que je vois ont toutes quelque chose d'attirant, tres vite, je ne saurais pas employer d'autre termes je jauge les filles devant moi, en les embrassant, des couleurs des images montent en moi, des pales passions naissent et je finis par arreter de m'intéresser à elles. je comprends qu'elles ont toutes un aspect de mon idéal mais qu'elles sont toutes des images superficielles, comme des envellopes qui se détruisent quand je les serre dans mes bras. En m'approchant plus près d'elles je vois leur image s'estomper, mirages inconsistants...Je me rassoit, je pleure, une éternitée. Et puis je la vois, elle est là, assise sur un canapée comme les autres mais les autres ont disparue, quand je la regarde je sens qu'elle est opaque, complète, qu'elle à une consistance, qu'elle existe tout simplement. Elle ne me regarde pas encore elle parle avec les autres, elle est tout simplement parfaite, je ne regarde pas son apparence physique mais l'idéal qu'elle est, je vois ses sentiments, ses pensées, sa vie, son ame je sais que c'est le mélange de toutes les choses qui m'ont un jour plu, je vois l'amour, a passion, des couleur. Son apparence physique reflète tout les genres, toutes les couleurs de ce monde. Je la regarde, je me perd en elle, sur traits de son visage, dans les couleurs de ses vetements, mon coeur se lie à elle j'oublie tout. Je m'aperçoit qu'elle me regarde aussi, plus rien n'existe à par nos deux ames qui vibrent à l'unisson. Nous partons tout simplement, je marche à reculon dans un couloir et je la regarde encore, cette fois je vois son aparence, elle dégage un sentiment de magnificence qui se mele à un profond respect,un instant ses cheveux sont noirs, celui d'apres ils descendent en cascade le long de sa nuque, elle change, prends tout les aspect que peut avoir la fille parfaite pour moi, seule ses vetements ne varients pas. Je me dit que je ne peux pas la toucher, que le seul fait de la regarder me suffit. Elle porte une robe qui contient toutes les couleurs imaginables et les autres aussi. Je pourrais passer ma vie à la regarder marcher tout simplement, l'éternité à contempler ce spectacle, tout est simple beau, ce couloir s'étends à l'infini, je m'oubie completement dans cette contemplation. Quand soudain je me rends compte que j'ai oubié quelque chose de fondamental chez mon ami. Plutot, je sais que je dois y retourner, sans aucune raison valable, elle m'attends à la porte avec une personne lui tenant compagnie, mon ami me retient dans la piece au canapé, je suis pris de panique, je reste beaucoup trop longtemps dans cette piece, elle va partir, si elle part je sais que je n'existerais plus, qu'une part de moi sera partie avec elle, et pourtant je ne peux pas me débattre, je reste figé avec cet ami dans cette piece, il me parle. Quand il a fini je sors, je me sens incomplet, en manque...Quand j'arrive devant ce couloir infini, libéré de toutes mes obligations elle est devant moi, en regardant son sourire, je vois l'amour, la passion, je me sens à nouveau entier. Je vais vivre pour elle, avec elle et le moment est venu pour moi de lui dire, je sais qu'elle éprouve les memes sentiments je sais que nous sommes les deux parties d'un meme etre, je tends mes mains vers elle, ma bouche, je me donne à elle. Au moment ou je vais entrer en contact avec elle une lumiere blanche nous envellope et je me rapproche d'elle au ralenti sachant que meme si je me rapproche je ne la toucherais jamais, quelque chose m'en empeche, à la distance la plus courte qui soit tout s'arrete, le temps ce fige, mon esprit lutte contre ce reve, il me force à me réveiller, il veut que je me réveille que j'arrete de croire à tout ça que je ne tombe pas amoureux, que je m'arrete avant qu'il ne soit trop tards. Je me réveille en me répetant, ce n'est qu'un reve, ce n'est qu'un reve...L'imprssion d'avoir frolé quelque chose de dangereux, l'impression d'avoir stoppé ce reve au moment fatidique, la sensation que la durée infinitésimale qui me séparait d'elle me séparait aussi du point de non retour. Je me repete encore une fois que ce n'est qu'un reve, qu'elle à disparue à jamais, un sentiment de tristesse m'envahit, alors qu'une larme coule sur mon front mon esprit se noie dans un sommeil sans reves...

Plus tards le réveil à sonné, j'avais tout oublié, c'est pendant un cour d'amphitéatre que tout m'est revenu, comme ça, j'ai rencontré la femme de mes reves cette nuit. Tout m'est revenu en une fois et c'est un sentiment de chaleur qui m'a envahit.

Tout est tres embrouillé évidemment, il sagit d'un reve, rien n'a d'apparence physique, je ne suis pas croyant, je crois que c'est mon subconscient qui à fini par créer ce monde à l'intérieur de cet etre, cet idéal que j'ai entrevu d'une personne qui soit l'inverse de tout ce qui me dégoute au quotidien, une personne qui n'ai aucun masque, qui n'ai rien à combler, personne profonde. J'en suis arrivé à un stade ou j'analyse tout les comportements humains, comportement de ma part qui peut s'assimiler à du vampirisme émotionnel, je me nourris de ces comportements, les sors de leur contexte, les idéalise. Etant donné qu'il sagit d'une analyse qui m'est propre, je n'ai aucune prétention, comme un professeur de français qui analyse un texte bien au dela de la pensée de l'auteur lui fait dire des choses qu'il n'a jamais voulu dire. Ce reve que j'ai fait pour moi à une signification, des significations, l'une d'elle est que je ne suis plus amoureux, si j'étais amoureux je serais incapable d'écrire un texte, depuis que j'ai fait ce reve je redeviens idéaliste, j'ai perdu mes défenses, je me sens plus vulnérable que jamais, à nu. Je continue cependant à porter mon masque, comme tout le monde. J'essaie de paraitre normal. En attendant d'avoir ce dialogue sans aucun mots, cette communion des esprits que tout le monde recherche inconsciament. La personne que je veux paraitre est différente de la personne que suis et de la personne que je parait. Dans ce moments ou j'écris j'ai l'impression de me rapprocher le plus possible de la personne que je suis vraiment.

Voila, j'ai écrit sans vraiment réfléchir à ce que je marquais me laissant entrainer par le flot de sentiments qui s'écoule en moi, c'est surement confus, peu intéressant, bourré de fautes d'orthographe mais c'est moi, j'ai arreté de déprimer. Je suis bien, mais y a trop de choses qui veulent sortir, des sentiments, la passion, la colère, l'amour, la haine...Des flèches en l'air qui n'ont pas encore trouvé de cibles.

Tout ce qui se passe doit etre lié de pres ou de loin à ce film, Vanilla Sky qui m'a vraiment boulversé.
Mais sinon... ça va ^^ J'avais envie de publier ça parce que... Je ne sais pas, il fallait que je le fasse, ce sera peut etre le point de départ d'autres choses qui
auront un intéret concret.




(La touche "L" de mon clavier foire alors il doit en manquer qqun)

vendredi, mars 31, 2006

L'appel du gouffre : Partie II

« Et regarde ce que tu as fait »dit finalement le chauffeur dans un souffle las sans détourner le regards de la route qui défilait à présent dans une allée sombre bordée de platanes. Il se recroquevilla un peu plus sur lui même, évidemment cet échec avait été de trop en une sens il n’avais pas pu le supporté et avait préféré s’enfuir à travers le froid de la nuit.Il avait envie de hurler, de lui crier que ce n’étais pas sa faute mais il ne parvint qu’a laisser échapper dans un murmure inaudible « Qu’est ce que j’aurais pu faire ?… ». Il vit la main les yeux du conducteur passer sur lui et se froncer pendant qu’il étendait sa main sur le levier de vitesse, dans un soubresaut le car accéléra. « Crois-tu que tu ais pris la bonne décision quoi qu’il en soit ? ».Ces questions le dérangeait…Evidemment qu’il n’avais pas fait le bon choix mais pour lui plus rien n’avais d’importance à présent, son corps se remit à bouillonner comme s’il essayait de résister au froid qui l’engourdissait dangereusement, il sentait qu’il fourmillait de rage, celle qui lui avait manqué, celle que la mélancolie avait réussi à annihiler. Le conducteur repris de sa même voix chaude et monocorde « Tu n’es qu’un idiot, tu sais qu’elle t’aimais elle aussi ? ». Ses questions n’attendaient pas de réponses, il eu le sentiment qu’elles servaient juste à provoquer le sentiment de colère froide qu’il sentait monter en lui à chaque fois que les paroles de cet homme le confrontaient à la réalité. Il tenta de se rassoir correctement sur son siège mais il ne parvint pas à étendre ses jambes au maximum et laissa échapper un petit cri de douleur. Il fut surpris par sa propre voix qui lui sembla plus rauque et caverneuse qu’a l’accoutumée, il s’assit pourtant, les bras toujours croisés sur sa poitrine et les articulations douloureuses, le froid lui donnait la sensation qu’elles se briseraient si il tentait à nouveaux de faire un effort comme celui là. La douleur lui avait rappelé qu’il était en vie malgré tout. Un sourire passa sur le visage du conducteur, il remarqua que ces yeux étaient d’un bleu d’une profondeur surréaliste, il ne l’avait pas remarqué avant, pendant quelques longues minutes il fut hypnotisé, un dos d’âne lui fit soudain prendre conscience que le froid commençait à l’engourdir de nouveau, il remarqua que le car filait à travers la nuit à une vitesse telle que les arbres semblaient se fondre en une masse informe et former un mur infranchissable. Le sourire ne s’était pas effacé du visage du conducteur mais s’était métamorphosé en un rictus qui semblait mêler compassion et moqueries. Il pensa qu’il voulait l’apaiser, ou alors qu’il se délectait des expressions qu’il laissait transparaître sur son visage. « Souviens toi de la chaleur de ses baisers » lui dit il alors, il lui semblait avoir décelé une pointe d’amusement dans sa voix, mais son regards d’une profondeur surréaliste pesait toujours sur lui. Il se souvint alors, une déchirure se produisit dans son cœur, tout au fond de lui il sentit son corps s’emplir d’une essence nouvelle, la douleur avait pris une autre forme, il décroisa les bras et agrippa ses cheveux de ses mains calleuses que le froid avait durci. Cette fois la douleur parvint à mettre le feu à la substance nouvelle de son corps et alluma une lumière vacillante dans ses yeux rougis. Comme si le sang affluait de nouveau dans toutes les parties de son corps, il sentit son cerveau s’agiter d’un sursaut, « qu’est ce que je fais ici ? ».Il avait pensé à haute voix. La voix qui lui répondit lui paru venue d’outre-tombe « Tu commence à prendre conscience, peut être te pardonnera-t-elle... » lui répondit-elle. A présent que la vie avait violemment possession de lui le froid qui le transperçait de part en part déchirait chaque pores de sa peau d’une façon insupportable. Il se releva. Il pris son visage dans ses mains, ses jambes semblaient ne pas avoir la force de le soutenir ses articulations semblaient grincer à chacun des tremblement qui agitaient son corps gelé. Au moment ou il cru qu’il allait succomber et se laisser tomber de nouveaux sur son siège, il sentit l’odeur de son parfum sur ses mains. Il fallait qu’il la retrouve, qu’il se batte, il posa le pied dans l’allée centrale, chaque mouvement lui coutait des souffrances déchirantes, il remarqua qu’une brume blanchâtre avait commencé à flotter dans le car, une poussière qui ne se déposait sur rien, le chauffeur était presque entièrement dissimulé à l’intérieur de ses volutes et semblait perdre consistance. Au dehors la lune elle aussi parraissait s’être ravivée et diffusait une lumière crue qui se réfléchissait sur la route et l’aveuglait, il mit sa main pour se proteger de la lumière. Il parcouru les quelques mètres qui le séparait des escaliers et se retrouva de nouveau tout près du chauffeur, à travers les méandres de fumée nacrée qui semblait émaner de lui il ne pu distinguer que deux yeux bleu le fixant gravement. La main du conducteur émergea des profondeurs et un doigt fin appuya sur le bouton de l’ouverture des portes. Un vent glacial pénétra dans le car. « Tu peux t’en aller, elle t’attends ». Il vit alors qu’un sang rouge s’étais mis à couler le long de son avant bras bleui par le froid. La lumière crue venait de révéler les cicatrices qui striaient le bas de son poignet. Un cri déchira l’espace « SORS ! », il lui fit le même effet qu’un coup de poing, son pied chercha la marche de l’escalier mais il ne trouva que du vide, lentement il bascula, il ne parvins qu’a s’accrocher au regards bleu qui le fixais toujours. A présent tout était blanc autour de lui, le froid le mordait toujours mais à présent il savais que tout irais bien. Les deux yeux bleu le fixaient toujours, dans un flash aveuglant il ferma les yeux soufflant la flamme qui les habitait.

Quand il les rouvris, le même regards le fixait toujours, un visage angélique les accompagnaient. Il sentit des larmes couler sur ses joues laissant un gout salé sur ses lèvres. Il s’aperçut qu’il ne sagissait pas des sienne, deux mains posées sur ses tempes l’envellopait d’une chaleur apaisante. Un sourire se dessina sur ses lèvres.